Une peine possible de quatre ans

Le Saguenéen Nicolas Henley pourrait recevoir une sentence importante pour avoir été pris en possession d’une arme à utilisation restreinte, introduction par effraction, vol et recel. Il est incarcéré depuis 27 mois et pourrait demeurer en prison encore jusqu’à 21 mois.

L’individu de 33 ans, qui possède de nombreux antécédents judiciaires, a plaidé coupable aux diverses accusations en octobre dernier, lui qui est incarcéré depuis le mois d’août 2015, soit depuis deux années et 104 jours.

Henley avait été arrêté une première fois en possession d’une arme à utilisation restreinte dans son véhicule, mais avait été libéré. Quelques mois plus tard, les policiers ont trouvé du matériel volé dans un véhicule et ont pu relier le tout à Henley, d’où les accusations d’introduction par effraction dans un relais de motoneige, de vol de matériel de cuisine et de recel. 

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a entendu les représentations sur sentence des deux parties.

Me Mélanie Paré, de la Couronne, réclame une peine de quatre années de pénitencier en tenant compte des crimes commis et en bonne partie parce que Henley a fait face à la justice pratiquement chaque année depuis son passage à l’âge adulte.

Me Louis Belliard, en défense, estime que le temps purgé à temps simple serait amplement suffisant. Il croit que le magistrat devrait même calculer cette détention préventive à temps et demi, ce qui équivaudrait à une sentence d’à peu près trois années et demie.

À ce sujet, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) estime que ça ne doit pas être le cas étant donné que Henley a accumulé les manquements (12) à l’intérieur des murs de la prison et qu’entre les deux séries d’infractions criminelles, il a commis des infractions.

La Couronne a rappelé que l’accusé purge présentement une peine de cinq mois pour des actes commis à la prison.

Le juge Guimond a reporté sa décision au 22 janvier, le temps qu’il puisse bien évaluer la jurisprudence déposée par les procureurs et analyser le principe de la détention préventive en lien avec les infractions commises durant la détention.

Me Louis Belliard, en défense, estime que le temps purgé à temps simple serait amplement suffisant.