Dac Khoi Ho

Une peine en société pour deux trafiquants

Le restaurateur saguenéen Dac Khoi Ho et son beau-père Muu Van Tran, de Laval, sont condamnés respectivement à 12 et 15 mois de prison à purger en société pour avoir trafiqué trois kilogrammes de cannabis et pour recel.

Les deux hommes d’origine vietnamienne se sont présentés, vendredi, devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, pour régler cette histoire remontant au 4 octobre 2017.

Lors de cette soirée, les deux individus se sont retrouvés dans le stationnement du commerce Costco, sur le boulevard du Royaume à Chicoutimi. Les policiers de l’Escouade régionale mixte (ERM) du Saguenay-Lac-Saint-Jean avaient eu vent qu’une transaction de stupéfiants était sur le point de se réaliser.

Ils ont effectué une filature et lorsqu’ils ont aperçu les deux individus s’échanger des sacs sur le stationnement, les agents sont intervenus.

Lors de cette perquisition et dans une autre menée plus tard à la résidence de M. Ho à Lac-Kénogami, les policiers ont saisi au total cinq kilogrammes de cannabis, 1000 comprimés de métamphétamine, de 200 grammes de haschisch, de la cocaïne et une somme d’argent de plus de 23 000$.

Dac Khoi Ho, représenté par Me Julien Boulianne, et Muu Van Tran, dont les intérêts étaient défendus par Me Nicolas Gagnon, ont plaidé coupable à un trafic de trois kilos de cannabis et à du recel d’argent.

Si les quantités enregistrées pour les plaidoyers de culpabilité sont moindres que ce qui a été saisi, c’est qu’il aurait pu être difficile de démontrer que la cocaïne, le haschisch, les comprimés de métamphétamine et le cannabis saisis dans la résidence auraient pu appartenir à une autre personne que les accusés.

Par contre, toute la drogue saisie a été détruite, alors que les sommes d’argent, 934 $ dans la voiture de M. Ho et les 21 800$ dans le véhicule de M. Tran, âgé de 65 ans, ont été saisis et remis au profit du procureur général.

Au moment de plaider coupable, les deux hommes ont reconnu les faits devant le tribunal et ont admis leur culpabilité.

Les deux individus seront assignés à domicile 24 heures sur 24 pour les trois premiers mois, sauf pour un travail légitime, des rendez-vous médicaux et une période de quatre heures le samedi pour des emplettes personnelles. M. Ho devra même obtenir la permission de son agent de probation pour sortir afin de faire des achats pour son restaurant.

«Vous êtes la preuve flagrante que la drogue ne mène pas à grand-chose, sauf de faire un petit peu d’argent. Tout cela vous a plutôt amené à une détention. Bien qu’elle se fasse en société, vous devez savoir que ça ne sera pas facile, car vous allez être surveillés de près», a conclu le juge Hudon.

Muu Van Tran