L’individu appelait sans cesse son intervenante sociale, assez pour que celle-ci porte plainte à la police.

Une intervenante sociale victime de harcèlement

Un homme qui avait recours aux services d’un organisme communautaire de Chicoutimi a plaidé coupable à une accusation de harcèlement criminel à l’endroit d’une intervenante sociale, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

L’individu sans antécédent judiciaire, qui vit pauvrement depuis trois ans et qui se représentait seul devant les tribunaux, a admis avoir fait des appels répétés à son intervenante sociale, entre février et avril 2019. Il a avoué avoir contacté par téléphone la dame à plusieurs occasions, mais a dit ignorer qu’elle avait pu craindre pour sa sécurité. Mais l’intervenante a fait une plainte, après lui avoir dit de cesser ces appels à plus d’une occasion.

« Ça me désole, car je ne croyais pas lui avoir fait peur ainsi », a affirmé l’accusé.

La procureure de la Couronne, Me Karen Inkel, a demandé à ce que l’accusé se soumette à une probation de trois ans.

Mais la victime a nettement eu peur, puisqu’elle est en arrêt de travail depuis les événements qui l’ont beaucoup affectée.

Étant donné que l’accusé a plaidé coupable, l’intervenante n’a pas eu à témoigner en cour.

« Vous semblez rempli de remords, monsieur », a affirmé le juge de la Cour du Québec, Michel Boudreault.

La procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Karen Inkel, et l’accusé, qui n’avait pas retenu les services d’un avocat, en étaient venus à une entente à soumettre au juge Boudreault.

Le ministère public consentait à soumettre la suggestion d’une absolution conditionnelle, mais l’homme ne doit pas entrer en contact avec l’intervenante durant trois ans, sans quoi l’absolution sera révoquée. Patricia Rainville