L’infirmière auxiliaire volait des timbres de fentanyl puisqu’elle était dépendante aux opiacés.
L’infirmière auxiliaire volait des timbres de fentanyl puisqu’elle était dépendante aux opiacés.

Une infirmière auxiliaire coupable d’avoir volé des timbres de fentanyl

Une infirmière auxiliaire qui oeuvrait à la Villa des Sables de Jonquière a été condamnée à 100 heures de travaux communautaires pour avoir volé des timbres de fentanyl dans la pharmacie de la résidence. Celle qui avait reconnu ses torts devant le juge, il y a quelques mois, devra également se soumettre à une probation de 18 mois et elle ne pourra plus exercer sa profession.

L’infirmière auxiliaire ne volait pas des timbres de fentanyl pour les revendre, mais bien pour assouvir sa dépendance aux opiacés, a-t-elle témoigné au juge de la Cour du Québec, Richard P. Daoust. La femme a d’ailleurs complété une thérapie et elle est sobre depuis 10 mois.

À 45 ans, elle a affirmé avoir une dépendance depuis ses 33 ans et c’est pour cette raison qu’elle avait commencé à voler des timbres de fentanyl à la résidence pour aînés, où elle travaillait. L’accusation avait été portée par voie sommaire, ce qui est moins grave que par acte criminel. L’infirmière n’a d’ailleurs aucun profil criminel ni d’antécédent judiciaire, pouvait-on lire dans le rapport présentenciel.

Le procureur de la Couronne, Me Michaël Bourget et l’avocate de la femme, Me Gitane Smith, en étaient venus à une suggestion commune à soumettre au juge Daoust. Étant donné les efforts de l’accusée et son cheminement des derniers mois, elle a été condamnée à effectuer 100 heures de travaux communautaires et devra se soumettre à une probation de 18 mois.

«Ma plus grande sentence est que je ne pourrai plus jamais exercer ma profession en raison de mon casier criminel», a souligné l’ex infirmière auxiliaire.