Sylvie Matte a plaidé coupable à trois fraudes de moins de 5000 $ à l’endroit de Desjardins Environnement qui ont été commises entre février 2010 et mai 2012.

Une fraudeuse récidiviste évite la prison

La Jonquiéroise Sylvie Matte évite la prison ferme pour une deuxième fois à la suite d’une condamnation pour fraude envers un second employeur.

La femme de 44 ans a plaidé coupable à trois fraudes de moins de 5000 $ à l’endroit de Desjardins Environnement qui ont été commises entre février 2010 et mai 2012.

La juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Marianne Girard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et de Me Julien Boulianne, en défense, soit deux années moins un jour de détention en société et une obligation à rembourser ses victimes d’ici trois ans.

Matte avait été embauchée à titre de responsable des comptes à recevoir. Sa formation et son expérience en comptabilité ont fait en sorte de créer un lien de confiance avec les propriétaires de l’entreprise de nettoyage et d’extermination.

Le modus operandi était assez simple pour la fraudeuse, mais plus difficile à détecter pour les propriétaires.

« Lorsque les techniciens revenaient au bureau et remettaient une somme d’argent qu’ils avaient récoltée pour un contrat, l’accusée gardait une partie de la somme pour elle-même. Il s’agissait de petits montants, mais ça a duré plusieurs mois », a raconté Me Girard.

« À un certain moment, le comptable de la compagnie s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas. Il en a parlé aux propriétaires et une recherche a été entreprise », a poursuivi la procureure de la Couronne.

Le comptable a fait des recherches et Sylvie Matte lui a dit qu’elle s’occuperait elle-même des dossiers payés par chèques ou par cartes de crédit.

Elle disait même qu’elle était pour communiquer avec les clients qui avaient payé en argent comptant.

Par la suite, Desjardins Environnement a confié le mandat de vérification des comptes à l’entreprise Mallette, une société de comptables professionnels agréés, afin de dénicher ce qui n’allait pas. Ils ont pu démontrer que dans plusieurs entrées d’argent, l’accusée en gardait une partie.

Lorsqu’elle a été confrontée à cette fraude, elle a avoué avoir pris 5000 $. Elle a été congédiée et les dirigeants ont compris que c’est plutôt une somme de 15 000 $ qui était disparue.

« Elle a abusé de la confiance que les propriétaires avaient en elle », a indiqué Me Girard.

En défense, Me Boulianne a précisé que sa cliente prenait de petites sommes d’argent en raison de problèmes financiers qu’elle vivait à cette époque.

« Chaque fois qu’elle avait une entrée d’argent, elle remboursait. Mais elle ne voulait pas prendre indéfiniment de l’argent à l’entreprise », a indiqué l’avocat de la défense.

Ce dernier a aussi précisé que sa cliente n’avait commis aucune autre infraction criminelle depuis 2012 et qu’elle était un actif pour la société, œuvrant toujours dans le milieu de la comptabilité.

Pas la première fois

En 2009, Matte avait écopé d’une sentence de 15 mois en société pour une fraude totale de 53 000 $ commise entre janvier 2006 et octobre 2007. Elle n’a remboursé que 2500 $ sur une somme de 5500 $ et a plaidé coupable à l’infraction de ne pas avoir fait le paiement total dans le délai prescrit.

Elle prenait de l’argent dans les coffres de l’entreprise, estimant qu’elle n’était pas rémunérée et respectée à sa juste valeur.