Une fraudeuse attend une nouvelle plainte

La Jonquiéroise Nathaly St-Gelais pourrait voir son séjour à l’ombre se prolonger beaucoup plus longtemps qu’elle ne l’aurait pensé. Une nouvelle plainte pour une possible fraude d’environ 40 000 $ est à l’étude au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

La femme d’une cinquantaine d’années a été arrêtée à la fin de l’année 2018. Elle est accusée de deux fraudes de plus de 5000 $, de deux autres fraudes de moins de 5000 $ et de fabrication de faux documents.

Mercredi matin, devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, la cliente de Me Luc Tourangeau aurait bien voulu subir son procès ou encore demander sa remise en liberté. Mais en apprenant que de nouvelles accusations pourraient être déposées dans les semaines à venir, l’accusée a accepté de remettre son dossier.

« Les enquêteurs du Service de police de Saguenay (SPS) étudient une nouvelle plainte relativement à une fraude d’importance de plus de 5000 $. La preuve accumulée jusqu’à présent est assez volumineuse », a expliqué Me Karen Inkel, du DPCP.

Me Tourangeau a rencontré sa cliente et a renoncé aux procédures judiciaires pour le moment. Le dossier a été remis au 20 septembre, moment où l’accusation pourrait être déposée.

« Mme St-Gelais aimerait discuter avec les enquêteurs afin de s’expliquer dans cette histoire. Elle est prête à plaider coupable pour des choses qu’elle a faites, mais pas pour ce qu’elle n’aurait pas fait », de noter Me Tourangeau.

Selon les informations obtenues, Nathaly St-Gelais aurait commis, cette fois-ci, une fraude de plus de 40 000 $ après avoir utilisé la carte de crédit d’une personne qu’elle connaît.

Mais l’accusée aurait l’intention de contester cette accusation, estimant qu’elle n’a pu commettre cette fraude.

Il faut savoir que St-Gelais est une fraudeuse reconnue. Elle a déjà reçu une sentence de 40 mois de détention pour des fraudes remontant à 2010 et à 2011, soit quelques semaines après sa sortie de prison. Elle avait réalisé des dépenses de plus de 12 000 $ en quelques semaines avec une carte de crédit volée.

Elle avait été condamnée à deux ans moins un jour de prison en 2008 et à 18 mois pour d’autres fraudes commises en 2000.

Les fraudes du passé et celles pour lesquelles elle est accusée ont été faites auprès de propriétaires de logement ou auprès d’organismes à qui St-Gelais avait remis de faux chèques ou des chèques faits dans des comptes bancaires fermés.