Pour illustrer l'alcool au volant, quelqu'un qui n'est pas en état de conduire, facultés affaiblies

Une «erreur de parcours» qui coûte cher

Luc Morissette, un militaire de la base des Forces armées canadiennes de Bagotville, s'est vu imposer une sévère amende de 2500 $ pour une première offense en matière de conduite avec les facultés affaiblies.
La condamnation peut paraître sévère. Habituellement, le Code criminel canadien prévoit une amende de base de 1000 $ pour une conduite avec les facultés affaiblies ou avec un taux plus élevé que .08. Le tribunal peut ajouter une somme supplémentaire pour un facteur aggravant, comme un taux plus de deux fois supérieur à la limite autorisée ou si l'accusé est impliqué dans un accident.
Pour le client de Me Roseline Bouchard-Zee, les choses semblent s'être compliquées le soir du 28 octobre 2016.
Les policiers de la Sûreté du Québec reçoivent un appel pour un accident de la route impliquant un véhicule tout-terrain renversé dans un fossé et endommagé. Et surtout, les gens dénoncent un conducteur en état d'ébriété.
Les agents se dirigent vers le chemin de la Chute à François, à Saint-Honoré. Ils croisent alors le conducteur à bord de son engin. Ils remarquent que le véhicule est sérieusement endommagé.
Les regards de l'individu et des agents se croisent. Ceux-ci allument les gyrophares et la sirène intimant à l'homme de 40 ans de s'immobiliser. Ce qu'il omet de faire.
« Mon client a pris panique et ne s'est pas arrêté. Il est militaire depuis 19 ans et n'a jamais eu de dossier criminel ou militaire. Ce n'est pas dans ses habitudes de consommer ou s'il le fait, il est habituellement prudent. Il ne sait vraiment pas ce qui lui a pris cette journée-là. Il s'agit d'une erreur de parcours », a défendu Me Bouchard-Zee.
Dans son résumé au juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne, ajoute que Morissette s'est sauvé des policiers dans un premier temps.
« Il a tenté une manoeuvre d'évitement entre deux blocs de ciment pour avoir accès à un sentier, mais son véhicule est demeuré coincé. Il s'est sauvé à pied et a été rattrapé par les policiers », a indiqué Me Lebel.
Sur le chemin du retour, les agents ont aperçu un fusil de calibre .410 qui se trouvait à être mal entreposé.
Le militaire a donc reçu une amende de 2000 $ pour sa conduite avec les facultés affaiblies, une autre de 250 $ pour l'entrave au travail des policiers et une autre de 250 $ pour le mauvais entreposage de l'arme à feu.
En plus, l'homme a vu son permis de conduire être suspendu pour une période de 18 mois (au lieu des 12 mois habituels pour une première infraction). Les taux affichés étaient de .128 et de .127.
Le juge Simard a entériné la suggestion commune.