Une éducatrice accusée de voies de fait

Accusée de voies de fait sur des enfants en bas âge, l'ex-propriétaire d'une garderie en milieu familial de Dolbeau-Mistassini doit subir son procès lundi prochain, au palais de justice de Roberval.
Les faits reprochés à la femme de 43 ans auraient été commis à l'égard de deux bambins dont elle avait la responsabilité.
Bien que la date de procès soit fixée au 20 janvier, l'avocat de l'accusée, Me Claude Voyer, souhaite s'entretenir avec des témoins avant que la cause procède. «Ma cliente a plaidé non coupable, car nous ne sommes pas d'accord avec les actes d'accusation. J'ai encore des choses à vérifier et à l'heure actuelle, je ne sais pas si l'on sera en mesure de procéder lundi prochain», commente Me Voyer.
Pour sa part, la représentante du ministère public, Me Amélie Savard, se dit prête à procéder. «Une journée est prévue pour la tenue du procès et tous mes témoins sont assignés.»
Dans l'un des cas, l'ex-éducatrice est soupçonnée de s'être livré à des voies de fait aux alentours du 2 mars 2012 à l'endroit d'un bout de chou qui était âgé de deux ans.
«Petites tapes»
Selon le deuxième acte d'accusation, la femme aurait sévi entre le 1er août 2008 et le 2 mars 2012. Au moment où les délits se seraient amorcés, la présumée victime n'avait que six mois.
Sans rentrer dans les détails des éléments de preuve au dossier, Me Voyer qualifie les gestes qui auraient été commis par sa cliente de «petites tapes».
La femme a formellement été accusée de voies de fait, le 23 avril 2012. Son service de garde est fermé depuis ce temps.
Au bureau coordonnateur Croque-la-Vie, qui est responsable des Services de garde en milieu familial dans la MRC Maria-Chapelaine, Serge Boily demeure prudent en ce qui a trait à la situation qui implique l'ancienne éducatrice, expliquant que tout ce qui concerne cette affaire est de nature confidentielle.
Il assure cependant que les garderies en milieu familial accréditées font l'objet de trois visites par année, où une vérification complète de la qualité du service est effectuée par une agente de conformité.
Sur place, l'employée du bureau coordonnateur vérifie une gamme d'éléments basés sur les balises du ministère de la Famille, comme l'alimentation, la propreté des lieux, les aménagements extérieurs, le rangement des produits d'entretien et toxiques.
Ce dernier explique qu'il est plutôt difficile pour une agente de conformité de déceler des problématiques particulières dans un service de garde, comme des cas de voies de fait. «Lors de chaque inspection, la personne du bureau coordonnateur est présente sur les lieux pendant une heure ou deux. L'éducatrice qui a la garde d'enfants ne commettra pas de délits pendant cette visite. Les parents ne doivent pas hésiter à contacter le bureau coordonnateur pour avoir des informations sur leur service de garde ou pour déposer une plainte. Tous les dossiers sont traités confidentiellement», assure M. Boily.
L'identité de la suspecte ne peut pas être révélée afin de protéger l'identité des présumées victimes.
Itremblay@lequotidien.com