Une commune française sous le choc

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Sainte-Marie-aux-Mines est sous le choc. Deux des motoneigistes disparus au Lac-Saint-Jean mardi soir habitent la petite commune française de quelque 5000 habitants qui tente de s’accrocher à l’espoir de les retrouver, même si celui-ci s’amenuise avec le temps.

Deux des cinq motoneigistes disparus, deux hommes âgés entre 25 et 30 ans,  habitent la petite commune française située dans le département du Haut-Rhin, dans la région de l’Alsace. Les trois autres hommes disparus habitent une commune voisine. 

«Je connais personnellement les deux hommes qui habitent notre commune et leur famille, affirme le maire de Sainte-Marie-aux-Mines, Claude Abel. C’est un choc pour tout le monde. On essaie de se raccrocher au faible espoir qui s’amenuise avec le temps qui passe. On essaie de soutenir les personnes touchées par le drame. En attendant, c’est pénible.»

Le maire confirme que les jeunes sont des habitués de motoneige et d’activités sportives motorisées. «Ce n’est pas leur première fois au Québec pour faire de la motoneige. Ce sont des personnes très sportives mécaniques. Certains d’entre eux participent à des compétitions, souligne le maire. C’est des jeunes en pleine force de l’âge, sportifs, qui ont la vie devant eux. C’est ça qui est très choquant, c’est quelque chose de très brutal. Moi-même je suis choqué.» 

Le maire témoigne du drame que vit sa communauté. «J’ai vu une famille ce matin (jeudi) pour voir comment on pouvait les soutenir. Les proches les soutiennent depuis mercredi. Tout le monde est concerné par le drame», assure celui qui ignore si les proches des disparus se rendront au Québec. «Des propositions ont été faites. Pour l’instant, ils souhaitent rester entre eux.»