Des jeunes du Cégep de Chicoutimi ont été sensibilisés aux conséquences d’un accident de la route grâce à la réalité virtuelle lundi dans le cadre de la campagne de prévention Un avenir bousillé de la SAAQ.

Une campagne qui frappe

Les étudiants du Cégep de Chicoutimi ont eu droit à tout un exercice de sensibilisation, lundi. Par la réalité virtuelle, des représentants de la Société de l’assurance automobile du Québec leur ont fait vivre les conséquences dramatiques d’un accident de la route causé par une distraction au volant.

La campagne de prévention, nommée «Un avenir bousillé», lancée par la SAAQ en 2018, effectue un arrêt de quelques jours dans la région cette semaine. La campagne, qui s’adresse aux jeunes de 20 à 24 ans, utilise la réalité virtuelle afin de plonger les jeunes dans les conséquences dramatiques d’un accident de la route causé par une distraction, que ce soit l’utilisation du cellulaire, la présence de passagers ou les facultés affaiblies par l’alcool.

L’exercice semble atteindre la cible. « Les gens sont bouleversés. Ils sont touchés parce que c’est très réaliste. La SAAQ n’y est pas allée de main morte. L’exercice amène une réflexion et un dialogue entre le jeune et l’équipe d’animation sur place. Souvent, les jeunes vont chercher leurs amis après pour qu’ils tentent l’expérience », témoigne Julie Gagnon, conseillère régionale en partenariat en sécurité routière de la SAAQ.

Dans le cas présenté aux jeunes, ce n’est pas le conducteur qui utilise son cellulaire, mais les passagers. Ceux-ci deviennent source de distraction pour la personne au volant.

Des jeunes du Cégep de Chicoutimi ont été sensibilisés, lundi, aux conséquences d’un accident de la route grâce à la réalité virtuelle, dans le cadre de la campagne de prévention «Un avenir bousillé» de la SAAQ.

Sur la route
La campagne de sensibilisation se déplace dans différentes villes. Du 4 septembre au 21 octobre, 14 établissements scolaires situés dans neuf villes du Québec seront visités dans le cadre de la campagne. La région a été sélectionnée en raison de ses statistiques peu reluisantes.

« Les villes sont choisies en fonction de leur taux d’accident. Les régions où le taux est le plus élevé sont ciblées. On va passer quatre journées complètes au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour sensibiliser le plus grand nombre de jeunes », souligne Julie Gagnon.

Selon les données de la SAAQ, en 2017, au Québec, 107 conducteurs de 16 à 24 ans ont été impliqués dans un accident mortel et 8917 jeunes du même groupe d’âge ont été impliqués dans un accident avec blessés graves ou légers.

La distraction au volant est en cause dans plus de la moitié des accidents avec dommages corporels.

De 2012 à 2016, 44 % des conducteurs de 16 à 24 ans décédés dans un accident avaient de l’alcool dans le sang.