Après avoir croisé une connaissance dans les allées du Dollarama, l’individu a baissé son pantalon et a commencé à se masturber.

Une branlette entre deux tablettes

Deux événements un peu loufoques ont été rapportés au Palais de justice de Chicoutimi, mais les victimes ont certainement trouvé ces histoires un peu moins drôles.

Un homme de 30 ans a été surpris à se masturber dans une allée du magasin Dollarama de la rue des Saguenéens, à Chicoutimi, alors qu’un autre individu a dérobé pour 1240 $ de pots de sauce à spaghetti à l’entreprise PAG Produits alimentaires.

Dans l’histoire de grossière indécence, le client de Me Luc Tourangeau, un homme sans antécédent judiciaire, magasinait divers articles lorsqu’il a croisé une femme qu’il connaissait.

Sans aucune raison apparente, l’individu a regardé la dame et a baissé son pantalon, alors qu’il se trouvait dans une des allées du commerce.

Sans avertissement, l’homme, qui a un travail et est père de famille, s’est sorti l’appareil reproducteur et a entrepris de se masturber devant cette connaissance.

Surprise et prise de panique, la victime de cette affaire s’est immédiatement rendue au comptoir pour dénoncer la situation. L’employée a ordonné à l’agresseur de cesser immédiatement ce geste dégradant et a communiqué avec les patrouilleurs du Service de police de Saguenay.

Il va sans dire que l’homme à la braguette ouverte a pris la poudre d’escampette dès le moment où il a été dénoncé.

Malgré tout, les agents n’ont eu aucune difficulté à retracer l’exhibitionniste qui a été accusé de grossière indécence.

Il semble que l’individu pouvait difficilement nier le geste qu’il venait de commettre, étant donné que les caméras vidéo de surveillance avaient filmé la scène.

Il a été arrêté puis libéré sous promesse de comparaître.

Le dossier criminel est apparu sur le rôle des comparutions, mardi matin. L’homme a comparu devant la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec. Me Tourangeau a demandé de reporter le dossier au 15 mars, le temps d’analyser la preuve obtenue dans cette affaire.

Vol de sauce

Dans un autre ordre d’idées, Steven Tremblay, du secteur de Kénogami, a reconnu sa culpabilité à un vol assez particulier.

Dans le cadre d’une campagne de financement , l’homme d’une quarantaine d’années est allé se procurer de la sauce à spaghetti auprès de l’entreprise PAG Produits alimentaire, de Chicoutimi.

Au départ, il a acheté pour 400 $ de cette sauce tout en promettant au propriétaire qu’il était pour le payer dès la semaine suivante.

Un peu plus tard, Tremblay est retourné au commerce et a acheté, cette fois, pour 840 $ de produits, encore là en jurant qu’il était pour payer la facture totale de 1240 $.

Quelques jours après avoir effectué les achats, soit en juin 2017, le client de Me Charles Cantin a présenté deux chèques de 400 $ et de 840 $ à l’entreprise.

Lorsque les responsables des comptes ont déposé les documents, ils ont appris, de la bouche des dirigeants de l’institution bancaire, que le compte en question avait été fermé quelques mois auparavant.

Tremblay, qui possède quelques antécédents judiciaires, a donc été accusé de fraude de moins de 5000 $.

Mais son histoire ne s’arrête pas là. L’accusé n’aurait pas remis un seul sou à l'organisme. Il a plutôt vendu les pots de sauce à spaghetti à des citoyens et aurait mis l’argent dans ses poches.

Si les pertes pour l’entreprise de Chicoutimi s’élèvent à 1240 $, il n’a pas été possible de connaître l’ampleur des profits « illégaux » de Tremblay, même si la magistrate a tenté d’obtenir cette information.

Mardi, Tremblay s’est présenté au tribunal. Il a reconnu les faits et a enregistré un plaidoyer de culpabilité.

Le client de Me Cantin devrait recevoir sa sentence le 7 mai.

Ce délai devrait lui permettre de rembourser en totalité la somme éludée aux Produits alimentaires PAG.