Un autre policier de la Sécurité publique de Saguenay fait face à des allégations relatives à la commission d'un acte criminel.

Une autre enquête sur un policier de la Sécurité publique de Saguenay

Encore une fois, un policier de la Sécurité publique de Saguenay fait face à des allégations relatives à la commission d'un acte criminel. Le policier serait visé par une plainte d'agression sexuelle.
C'est KYK Radio X qui a sorti la nouvelle vendredi matin. Un peu plus tard, la Sécurité publique de Saguenay a envoyé un communiqué, ne parlant toutefois pas d'agression sexuelle, mais plutôt d'une «allégation relative à la commission d'une infraction criminelle».
La direction de la SPS a reçu la plainte le 7 septembre. Le ministère de la Sécurité publique a été avisé. Le dossier est présentement sous enquête, par la Sécurité publique, et sera transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales lorsqu'il sera complété.
Le policier cité par les allégations est depuis à la retraite, mais était actif au moment des événements. Ceux-ci ne se seraient pas produits alors que le policier était au travail, mais bien en dehors des heures de boulot.
«Cette nouvelle enquête, en lien avec le comportement de l'un de nos policiers, nous préoccupe grandement. Nous sommes conscients qu'elle portera ombrage non seulement à notre service, mais à la profession de policier. C'est précisément pour celle-ci (la profession) qu'il n'y a aucune tolérance à cet égard», mentionne l'inspecteur en administration policière Pierre Girard, dans un communiqué.
Le nombre de dossiers judiciaires contre des policiers de Saguenay s'accumule au cours des dernières années. André Simard (agressions sexuelles et trafic de stupéfiants - deux ans moins un jour de prison), Robin Bouchard (absolution inconditionnelle), Dany Harvey (acquitté de voies de fait) et Philippe Lajoie (devant le tribunal pour voies de fait) ont aussi eu affaire avec la justice au cours des dernières années. De plus, un policier fait l'objet d'une enquête interne pour des gestes qu'il aurait commis lors de l'arrestation de Michaël Dallaire. L'agent a été suspendu dans les jours qui ont suivi le retrait des accusations déposées contre Dallaire.
La Fraternité des policiers de Saguenay compte 220 membres. La direction mentionne dans son communiqué que «dans le respect du processus d'enquête, nous n'émettrons aucun autre commentaire».