All Boivin sera de retour en cours le lundi 4 mars pour subir son procès.

Une autre accusation retirée contre All Boivin

Pour une deuxième fois en l’espace de deux semaines, le Laterrois All Boivin a vu le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) retirer une accusation portée contre lui.

Boivin devait subir son enquête préliminaire pour un chef de voies de fait, mais comme la Couronne aurait pu avoir de la difficulté à démontrer hors de tout doute raisonnable que l’accusé avait véritablement commis les gestes, l’accusation a été retirée.

Le 24 juillet dernier, une jeune fille, sans nouvelle de sa grande amie depuis plusieurs heures, s’est rendue à la maison d’All Boivin, à Laterrière, afin de s’assurer que tout allait bien.

Elle y aurait trouvé son amie dans un état qui laissait craindre pour sa sécurité et a décidé de communiquer avec les parents de la jeune femme.

La mère et le beau-père se sont dirigés vers la résidence de Boivin et sont entrés sans demander la permission.

Arrivés à l’étage, ils auraient aperçu quatre filles, à moitié nues sur un lit, et auraient découvert leur enfant dans un mauvais état.

La mère aurait alors réveillé sa fille et aurait voulu la ramener à la maison. La jeune femme n’aurait pas voulu repartir et c’est là que le ton aurait monté.

All Boivin, qui dormait dans une autre chambre à l’étage, aurait entendu des cris et serait sorti de sa chambre. Il aurait aperçu un inconnu dans sa propre maison.

En apercevant l’homme, Boivin lui aurait demandé ce qu’il faisait là. Il aurait aussi vu qu’il tenait une des filles par le bras. Boivin n’aurait pas apprécié et aurait poussé l’individu, qui serait tombé au sol, en entraînant sa conjointe avec lui.

L’homme a déposé une plainte aux policiers de Saguenay et le DPCP a accusé Boivin de voies de fait.

« Mon argument était de démontrer que mon client a aperçu un inconnu dans sa maison et qu’il tenait une fille par le bras. Il l’a effectivement poussé, mais il ne savait pas ce qu’il faisait là », a mentionné Me Pierre Gagnon, qui assure la défense de Boivin.

La semaine dernière, une accusation de possession de stupéfiants avait été retirée contre Boivin.

Gros procès

Malgré tout, l’individu de 29 ans n’en a pas fini avec la justice. Dès le lundi 4 mars, il subira un procès important où il est accusé de voies de fait graves et d’agressions sexuelles sur une jeune femme.

Le procès pourrait se dérouler sur plusieurs jours. La Couronne reproche à Boivin d’avoir battu sévèrement sa victime, en juillet 2018, au point où elle a été laissée pratiquement pour morte dans la résidence. Elle aurait été retrouvée à temps par un ami et a été conduite à l’hôpital dans un très mauvais état.

Boivin aurait aussi abusé sexuellement de sa victime, d’où les accusations d’agression sexuelle armée, de voies de fait graves, de séquestration, de menaces, de voies de fait armées et de trafic de stupéfiants.