André et Richard Forgues n’étaient pas très heureux de voir le photographe du Quotidien les immortaliser à leur entrée en salle d’audience.

Une affaire de famille indécente

Une histoire ignoble prend place au Palais de justice de Chicoutimi alors que deux membres d’une même famille auraient fait subir des actes sexuels dégradants à des gens de leur entourage, à de multiples occasions, au cours des années 1985 à 1994.

Richard Forgues, un individu de la fin de la cinquantaine, fait face à huit chefs d’accusation de grossière indécence, d’agressions sexuelles et d’incitation à le toucher auprès de deux jeunes filles de moins de 14 ans.

Quant à son frère, André, il a été accusé de trois chefs d’accusation similaires sur une autre personne de leur entourage.

Les dossiers des deux accusés sont apparus sur le rôle régulier de la salle 2,10 du Palais de justice de Chicoutimi, mardi matin, devant le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec.

Mais ce n’est pas tout.

Trois autres individus liés aux frères Forgues auraient aussi participé à cette affreuse histoire, selon les informations obtenues par Le Quotidien.

Deux de ces personnes ont été accusées, pour leur part, devant le tribunal de la jeunesse, car ils étaient mineurs au moment où les actes auraient été commis.

Un de ces accusés a même déjà plaidé coupable et devrait connaître la sentence qui lui sera réservée en octobre.

Finalement, le Baieriverain Claude Desbiens, le cinquième personnage ayant un lien avec les deux principaux accusés, doit subir son enquête préliminaire jeudi, à Chicoutimi, à moins qu’il ne décide de régler les dossiers reliés à des accusations d’ordre sexuel.

Selon les informations obtenues, les premières offenses auraient eu lieu dans une résidence de Saint-David-de-Falardeau, du moins lorsque Richard Forgues aurait abusé sexuellement de deux jeunes filles. L’individu aurait touché une fillette de 5 ans et aurait commis des actes similaires sur une autre jeune fille alors âgée d’une dizaine d’années, et une dernière fois alors qu’elle avait 17 ans.

Par contre, les autres agressions sexuelles et les actes de grossière indécence, qui auraient été commis par André Forgues, se seraient plutôt déroulés du côté de Chicoutimi, entre 1985 et 1987.

Les deux avocats de la défense au dossier, Me Jean Petit (Richard Forgues) et Me Marie-Ève St-Cyr (André Forgues) ont demandé la tenue d’une enquête préliminaire afin de mieux connaître la preuve retenue contre les accusés.

Les deux quinquagénaires tenteront de savoir quels gestes leur sont reprochés et à quel moment cela a pu se produire.

Quant à Claude Desbiens, l’enquête préliminaire prévue jeudi devrait permettre d’en savoir davantage sur la façon dont il aurait procédé pour obtenir des fellations d’une jeune fille.

Toujours selon les informations qui circulent, Desbiens aurait amené la jeune fille en voiture et se serait arrêté au dépanneur pour acheter des bonbons.

Chemin faisant, il se serait stationné en bordure d’un rang et aurait demandé une fellation en échange des friandises.

À la seconde occasion, il n’aurait même pas offert de bonbons, demandant tout simplement que l’enfant recommence le geste qu’elle aurait effectué auparavant.

enquête
L’enquête policière, menée par les enquêteurs de la Sûreté du Québec depuis plusieurs mois, ne serait pas encore terminée.

Il n’est pas impossible que les autorités parviennent à identifier de nouvelles victimes dans cette scabreuse histoire qui met en scène de nombreux personnages.

Mardi matin, deux des victimes de Richard Forgues étaient présentes au Palais de justice de Chicoutimi.

Elles n’ont pas pu apprendre beaucoup de nouveaux éléments, étant donné que les avocats au dossier ont eu à discuter des prochaines procédures. Les parties se reverront sous peu.