Michel Boudreault semble s’être réhabilité. Malgré tout, une peine de détention pourrait être imposée au client de Me Charles Cantin en raison de la gravité des crimes.

Un voyeur plaide coupable

Les femmes de Saint-Ambroise ne devraient plus craindre d’apercevoir Michel Boudreault en train de les regarder par la fenêtre de leur chambre ou de leur salle de bain. L’homme de 42 ans a plaidé coupable à trois chefs d’accusation de voyeurisme, un d’introduction par effraction et un autre d’agression sexuelle sur une dame à motricité réduite.

Les faits reprochés à Boudreault ont eu lieu entre juin et octobre 2014 et à l’automne 2015. 

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a demandé la confection d’un rapport présentenciel, de même que des rapports sexologiques et psychologiques afin de mieux connaître l’état de l’accusé. 

Boudreault a commis ces actes dans les rues de Saint-Ambroise. Il s’est rendu au domicile de femmes dont il ne connaissait pas l’identité.

« L’accusé faisait du voyeurisme à l’intérieur des résidences. Il était difficile de l’identifier, mais à l’occasion du dernier événement, la victime a été en mesure de produire un portrait-robot de son agresseur et il a pu être arrêté », a expliqué Me Jean-Sébastien Lebel, du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le premier événement remonte à l’été 2014. Boudreault se trouvait près de la fenêtre d’une chambre de l’une des victimes et l’épiait.

« La fenêtre était ouverte, mais les rideaux étaient fermés. La dame a voulu fermer la fenêtre et a aperçu le voyeur qui regardait à l’intérieur. Elle a tenté de lui parler, mais l’homme a pris la fuite », a poursuivi le procureur.

En septembre 2014, à 22 h 55, une dame se rend compte qu’un chat s’est sauvé de la maison. En le cherchant, elle aperçoit un homme qui regardait par la fenêtre. Ça aurait duré une dizaine de minutes. L’accusé s’est sauvé à l’arrivée d’un autre homme à la maison.

« Le 26 octobre 2014, à 22 h 15, une dame sort de la douche. Elle est en pyjama et entend du bruit. Elle remarque des traces de pas. Elle voit l’homme et lui demande ce qu’il fait là. Il a prétexté vérifier l’étanchéité des maisons avant de prendre la fuite », indique Me Lebel.

Il a été identifié après s’être introduit dans une résidence en octobre 2015. 

« Il a agressé une dame à motricité réduite. Il lui a pris les seins, a descendu ses mains sur le côté de son corps avant de mettre sa main dans sa culotte. Il lui a dit qu’il la trouvait belle et qu’elle l’excitait », mentionne Me Lebel.

L’accusé a présenté ses excuses aux victimes. « Je prends ça au sérieux et je vais faire face à la musique », a précisé Boudreault.

Les représentations sur la peine pourraient avoir lieu à l’automne, le temps que les rapports soient terminés.