Dany Larocque a bien essayé de voler quelques dollars au dépanneur, mais le propriétaire et un automobiliste l’ont empêcher de s’échapper.

Un voleur maîtrisé par deux citoyens

La vigilance d’un automobiliste et l’acharnement du propriétaire du dépanneur Au Carrefour, de Jonquière, ont permis de mettre la main au collet du récidiviste Dany Larocque, qui venait de commettre un vol qualifié dans le commerce.

L’individu, bien connu des milieux judiciaires, devait partir jeudi pour une thérapie de cinq mois plutôt que de se retrouver derrière les barreaux pour des crimes similaires. Il y a fort à parier que la thérapie sera annulée et qu’une peine ferme de détention sera suggérée.

Mardi matin, 11 h, Larocque se présente au dépanneur, situé au coin des rues Saint-Hubert et Montcalm, à Jonquière. La raison de sa visite : acheter des billets de loterie. Il remet 0,60 $ à la caissière, qui lui dit qu’il n’en a pas assez. Le cambrioleur dit avoir oublié sa carte de débit à la maison.

« Il est venu pour partir et est revenu me voir, pour me dire que je devais lui remettre son argent, ce que je voulais faire avant qu’il ne parte. Il est resté à l’intérieur et a fait semblant d’acheter des bonbons », a mentionné la caissière Marie-Josée Lévesque, qui travaille au dépanneur depuis trois ans.

« Lorsque j’ai fait payer l’autre client, en ouvrant le tiroir-caisse, il a mis la main dedans et a pris de l’argent. Mon patron m’a entendu crier et il est arrivé rapidement. Il a sauté sur le voleur, mais celui-ci est parvenu à sortir du dépanneur avec mon patron sur le dos. Une fois dehors, un automobiliste a vu la scène, a arrêté son véhicule et a sauté lui aussi sur le voleur. Ils l’ont maîtrisé, jusqu’à l’arrivée des policiers », a raconté la femme de 42 ans.

Celle-ci avoue que c’est la première fois qu’elle est victime d’un vol de ce genre, mais qu’elle n’en sera pas traumatisée.

L’individu sera accusé de vol qualifié, de menaces, de menaces de mort et de bris de condition de remise en liberté.

Larocque, 39 ans, comparaîtra jeudi au Palais de justice de Chicoutimi afin de répondre des accusations déposées contre lui.

Pas un inconnu 
Dany Larocque n’est pas un nouveau venu dans le monde judiciaire. Pas plus tard que le 4 juillet, le client de Me Marie-Ève St-Cyr, de l’Aide juridique, est parvenu à convaincre le juge Boudreault et le procureur de la Couronne, Me Michael Bourget, de lui éviter la détention ferme en raison de sa réhabilitation depuis 18 mois et de sa volonté de cesser sa consommation de stupéfiants.

Il devait être envoyé en thérapie fermée de cinq mois jeudi (aujourd’hui).

Il faut se souvenir que Larocque avait plaidé coupable à un vol qualifié de 200 $ auprès d’une vieille dame à un guichet automatique, à un vol d’un sac de pourboire dans un Tim Hortons, à un vol de billets de loterie, à des menaces et à des bris d’engagement.

Ses belles paroles avaient alors convaincu les parties de lui éviter l’emprisonnement.