Dany Larocque a reconnu sa culpabilité à un vol qualifié, à des vols simples, à de la possession de stupéfiant et à quelques bris d’engagement.

Un voleur en série reconnaît sa culpabilité

Le Jonquiérois Dany Larocque, qui a notamment dérobé les 200 $ qu’une vieille dame venait de retirer du guichet automatique, a reconnu sa culpabilité à un vol qualifié, à des vols simples, à de la possession de stupéfiant et à quelques bris d’engagement.

Les plaidoyers n’ont pas été enregistrés, car un rapport présentenciel a été demandé. Et comme le juge Christian Tremblay, de la Cour du Québec, ne reviendra pas siéger à Chicoutimi (il est de Montréal), il ne peut prendre le dossier sous sa charge. 

Les plaidoyers seront enregistrés le 4 juillet, lorsque les avocats effectueront les représentations sur la peine.

Larocque, un homme de 38 ans, avait défrayé les manchettes en décembre 2016 et janvier 2017 après avoir participé à différents vols. 

L’individu avait été accusé de trois vols qualifiés. Mais devant la preuve présentée, les parties ont convenu de déposer des accusations de vols simples pour deux dossiers et d’un vol qualifié.

Le geste le plus grave (vol qualifié) est survenu au guichet de la Caisse Desjardins au Faubourg Sagamie. 

Une vieille dame venait de retirer 200 $ du guichet, lorsque Larocque a tenté de lui dérober son argent. 

Il a même osé bousculer la dame, qui est tombée dans le rideau de métal. La victime a subi des blessures aux mains et aux poignets.

Rapidement, le voleur a été intercepté et la victime a pu récupérer son bien. Au moment de son arrestation, il a mentionné aux policiers : « La vieille crisse de folle, son 200 $, c’est moi qui ai fait le coup. »

Dans les deux autres affaires de vols, Larocque a dérobé un petit sac contenant le pourboire des employés d’un Tim Hortons. 

Il avait demandé la permission, à un employé, pour faire un appel téléphonique. Il s’est rendu dans un local du restaurant et a aperçu un sac d’argent et l’a mis dans ses poches. 

Le gérant l’a vu faire sur l’écran des caméras de surveillance et a voulu intervenir. Larocque l’a frappé sur le bras pour l’empêcher de reprendre le sac et a pris la fuite.

Il a été intercepté peu après et a indiqué aux patrouilleurs que le sac ne contenait que 12 $, que ça ne valait même pas la peine d’en parler.

Quelques semaines plus tard, le même individu s’est rendu dans un dépanneur pour y voler des billets de loterie. Il a voulu obtenir les gains inscrits sur les billets, mais l’employé du commerce a refusé. Larocque a ensuite appelé le commis à quelques reprises pour lui dire qu’il n’avait rien fait et que s’il ne le croyait pas, qu’il était pour lui casser les dents.

Le client de Me Marie-Ève St-Cyr a aussi reconnu sa culpabilité d’avoir dérobé un téléviseur, un lecteur CD, un téléphone cellulaire et d’autres objets à un individu qui avait accepté de l’héberger pour la nuit. Les objets ont été récupérés.

Un rapport présentenciel sera confectionné afin de mieux connaître l’individu. L’homme possède des antécédents judiciaires remontant à 2001. Il avait écopé de 90 jours de détention pour un vol qualifié. Il aura eu une accalmie de près de 15 années.

Il a aussi participé à quelques thérapies, mais il n’a pas été en mesure de les compléter.