Denis Pedneault n’en est pas à son premier passage devant le juge. Il a déjà été condamné à 54 mois de prison pour avoir allumé 19 incendies criminels en 2006.

Un vol de cuivre en famille

Denis Pedneault et son fils Jessy ont été pris la main dans le sac à voler du cuivre à la scierie abandonnée de Produits forestiers Résolu (PFR) de Saint-Fulgence. Les deux hommes, qui possèdent des antécédents judiciaires, ont été condamnés respectivement à 240 et 120 heures de travaux communautaires. Si le vol s’est fait en famille, l’histoire ne dit pas si les travaux seront effectués au même endroit et au même moment !

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Julie Lajoie, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et de Me Charles Cantin, avocat en défense.

Le ministère public a demandé un arrêt conditionnel des accusations à l’endroit de Lise Lévesque, la conjointe de Denis Pedneault. Quant à Réal Pilote, le quatrième individu pris la main dans le sac, il devait subir son procès mardi, mais il brillait par son absence au Palais de justice de Chicoutimi. Un mandat d’arrestation a été émis contre lui.

Le 24 septembre 2017, le quatuor s’est rendu à l’ancienne scierie PFR de Saint-Fulgence afin de s’emparer de cuivre et de métaux. Des citoyens ont noté la présence des individus et ont rapidement communiqué avec un employé de la municipalité pour leur faire part de la situation.

Lorsque le travailleur est arrivé sur les lieux, les voleurs ont pris la poudre d’escampette, mais l’employé avait eu le temps de prendre en note le numéro de la plaque d’immatriculation du camion.

Peu de temps après, les policiers de la Sûreté du Québec ont procédé à l’interception de la camionnette et ont trouvé dans la boîte arrière du matériel pour une valeur de 3000 $.

Denis Pedneault (50 ans) et son fils Jessy Pedneault (19 ans) ont plaidé coupable à des accusations de vols de moins de 5000 $ et de possession d’outils de cambriolage. Le jeune Pedneault a aussi été reconnu coupable d’avoir manqué à son suivi probatoire, à des bris de probation et de possession de 1,75 gramme de cannabis.

Me Julie Lajoie a expliqué au tribunal que les accusés n’étaient pas les seuls à se présenter sur place pour y dérober du matériel.

« Il a aussi été démontré qu’il n’y avait pas beaucoup d’entraves pour empêcher les gens de se rendre sur le site de l’ancienne scierie. De plus, le cuivre et les métaux dérobés ont été remis à l’entreprise », a précisé Me Lajoie.

En défense, Me Cantin a tenu à mentionner que le père s’était tenu tranquille au fil des 10 dernières années.

« Mon client s’est beaucoup assagi, au fil des années. Dans les années 90 et 2000, il passait beaucoup de temps au palais de justice. Il a été condamné pour des incendies criminels et des vols. »

« Denis Pedneault s’est repris en main. Il travaille à temps plein et paie des impôts comme bien du monde. Il a aussi obtenu des permissions officielles de certaines entreprises pour récupérer des métaux et du cuivre et il revend le tout de façon légale, avec des factures. Il a cru qu’il pouvait faire la même chose à Saint-Fulgence, mais il aurait dû savoir qu’il n’avait pas la permission », a indiqué Me Cantin.

Au moment de prononcer la sentence, le magistrat a noté que les deux hommes possédaient des antécédents judiciaires et que la peine aurait pu être plus sévère.

« La suggestion proposée m’apparaît raisonnable dans les circonstances et avec les explications qui m’ont été données. On me recommande tout de même une peine somme toute assez clémente (pour Denis Pedneault) si je tiens compte de vos antécédents judiciaires », a mentionné le juge Simard.

Il faut savoir que Denis Pedneault a déjà purgé une sentence de 54 mois pour avoir allumé volontairement 19 incendies criminels en 2006 sur un rayon d’un kilomètre carré. L’homme avait eu le temps de sévir à de nombreuses reprises avant d’être finalement arrêté par les policiers du Service de police de Saguenay (SPS).