L’individu de 36 ans s’est rendu aux policiers vers 10h15 mercredi matin après 16 heures de siège.

Un siège de 16 heures

Après près de 16 heures de siège, l’homme de 36 ans de la rue Saint-Dominique, à Jonquière, s’est finalement rendu aux policiers du Groupe tactique d’intervention (GTI) de la Sûreté du Québec. Il est sorti de son logement vers 10 h 15 mercredi matin, en levant les bras dans les airs et avec son petit chien de compagnie sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré.

Après près de 16 heures de siège, l’homme de 36 ans de la rue Saint-Dominique, à Jonquière, s’est finalement rendu aux policiers du Groupe tactique d’intervention (GTI) de la Sûreté du Québec. Il est sorti de son logement vers 10 h 15 mercredi matin, en levant les bras dans les airs et avec son petit chien de compagnie sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré. 

Il y avait de l’action au centre-ville de Jonquière, mardi soir, alors que celui-ci grouillait de la présence policière, une situation survenue après que l’homme, bien connu des forces constabulaires, ait appelé à la centrale 911 pour faire part de son désarroi. Il disait s’être barricadé.

Vers 9 h 30 mercredi matin, le robot de la SQ s’est rendu à la porte du logement de l’individu avec un sac. Dans le sac, les policiers avaient déposé un téléphone cellulaire afin de maintenir le contact. 

Quelques minutes plus tard, l’homme s’est rendu sans opposer de résistance. Tout s’est fait dans le calme.

« Il y a eu un envoi d’un robot-policier. Le robot a remis le téléphone cellulaire à l’individu. Nous voulions qu’il continue à répondre aux questions des négociateurs et qu’il poursuive les discussions avec les gens des crimes contre la personne », a mentionné Hugues Beaulieu, porte-parle de la SQ, dont l’équipe a pris la relève de la Sécurité publique de Saguenay au courant de la nuit.

Questionné à savoir si les négociateurs de la SQ avaient pu lui parler au cellulaire, M. Beaulieu n’avait pas cette information au moment du point de presse. 

L’individu a été pris en charge par les policiers et les ambulanciers. Il a été conduit à l’hôpital pour y subir des examens.

« Dans un premier temps, il faut savoir que cet homme a plus besoin d’aide. Il a été transporté dans un centre hospitalier », a confirmé Bruno Cormier, porte-parole de la SPS.

Surveillé

Dès les premiers instants de l’intervention policière, les agents ont établi un périmètre de sécurité afin de protéger les citoyens demeurant autour de la résidence. On a également procédé à quelques évacuations. 

Rapidement, le secteur situé entre les rues Saint-Dominique et Saint-Hilaire, du nord au sud, et entre de La Fabrique et Monseigneur Bégin, d’est en ouest, a été interdit à la circulation.

Les activités du Patro de Jonquière ont été suspendues durant l’avant-midi en raison des dangers potentiels de l’intervention policière. Il faut dire que le barricadé demeure dans le sous-sol d’un bloc à appartements situé à côté du Patro.

Si la présence des policiers a pu surprendre bien des gens, ce n’était pas vraiment le cas pour la SPS. 

Les agents avaient cet individu à l’oeil depuis quelques jours. Ils avaient reçu des informations à l’effet qu’il passait un mauvais moment. Les choses ont dégénéré mardi soir.

En direct

Signe des temps modernes et de la présence des réseaux sociaux, l’individu a utilisé largement Facebook, mardi soir, pour y publier des vidéos en direct de ce qu’il vivait. 

Il a exprimé sa tristesse, sa détresse et sa colère en lien avec ce qui pourrait être une affaire de triangle amoureux. 

Il s’en est aussi pris aux policiers et a écorché des gens qui l’auraient laissé tomber récemment. 

L’individu a aussi mentionné vers 7 h qu’il était pour sortir tranquille du logement après avoir pris sa douche. Il l’aura fait plus de trois heures plus tard.

Tous ces éléments publiés pourraient être utilisés devant le tribunal.

Les membres du Groupe tactique d’intervention (GTI) de la SQ ont gardé un oeil sur le logement du barricadé durant de nombreuses heures.

+ L’homme barricadé avait des armes à feu

Le barricadé de la rue Saint-Dominique, à Jonquière, a passé la nuit dans les cellules du Quartier général de la Sécurité publique de Saguenay (SPS). Il comparaîtra jeudi matin au Palais de justice de Chicoutimi

Les enquêteurs ont fouillé le logement de l’individu après que celui-ci se soit livré en matinée, mercredi, et ont découvert des armes à feu.

Selon les informations obtenues par Le Quotidien, des accusations en lien avec cette possession d’armes à feu devraient être déposées contre l’homme. D’autres chefs devraient s’ajouter en lien avec les événements de la veille et de ses propos tenus sur Facebook.

Une fois que le siège a été terminé et que l’individu a quitté son logement, les membres du bureau des enquêtes ont étudié l’endroit afin de le sécuriser et de voir s’il y avait des objets compromettants.

« À la suite de l’arrestation et au travail de la SQ, nous avons pris possession de l’individu. Le bureau des enquêtes criminelles verra à sécuriser l’endroit. Ils regarderont s’ils trouvent des choses et s’ils doivent saisir des objets. Nous avons découvert des armes à feu et des accusations reliées à ces armes pourraient être déposées », a indiqué M. Cormier, en fin d’après-midi.

En fait, l’homme a été vu par un médecin à l’hôpital et ensuite amené au poste de police pour y subir un interrogatoire.

Bruno Cormier ne peut confirmer si des menaces ont été proférées aux policiers par l’individu ou s’il a laissé voir qu’il pourrait utiliser des armes.

Au final, les deux corps policiers devront faire le bilan de l’intervention et pourront alors déterminer si d’autres accusations doivent être déposées.

Accusations retirées

Il faut savoir que l’homme de 36 ans devait subir son enquête préliminaire, mercredi, pour des accusations de voies de fait et menaces.

Mais Me Marianne Girard, de la Couronne, a avisé sa collègue de la défense, Me Sophie Bergeron, qu’elle retirait les accusations étant donné que la plaignante et principale témoin ne voulait plus s’impliquer devant la justice.