Un rappeur nuit à sa cause

Le rappeur David Gilbert a une semaine devant lui pour déterminer s’il veut toujours tenir son enquête préliminaire ou s’il accepte l’offre d’une peine au pénitencier.

Gilbert, Jean-Philippe Gagnon, Sara-Jane Landry-Maltais et Philippe Fortin-Racine ont été arrêtés en avril dernier à la suite d’un vol qualifié au dépanneur Couche-Tard de la rue Saint-Dominique, à Jonquière. Ils avaient aussi été accusés de s’être introduits par effraction au restaurant Burger King de Chicoutimi.

Son enquête préliminaire devait se tenir vendredi, mais son avocat, Me Jean-Marc Fradette, a appris en arrivant au tribunal que l’individu de 24 ans faisait face à une accusation de tentative d’entrave à la justice.

Incarcéré à la prison de Roberval, Gilbert serait entré en contact avec une complice des vols, Landry-Maltais, afin de lui dire de ne pas témoigner.

« Dans ce contexte, je ne peux pas tenir l’enquête préliminaire ni l’enquête caution pour mon client », a résumé Me Fradette.

Devant cette situation, Me Fradette et son homologue de la Couronne, Me Michael Bourget, ont entamé des discussions afin de trouver un terrain d’entente. Une offre de détention au pénitencier, de plus de deux ans, a été soumise à Gilbert.

Pour le moment, Gilbert ne renonce pas à son enquête préliminaire, mais le juge lui demande de réfléchir à la question.

La Couronne a retiré les accusations de possession d’une arme à feu pour Gilbert et Gagnon. Celui-ci, représenté par Me François Dionne, n’est plus accusé de séquestration. Dossier remis au 6 juillet dans son cas.

Gilbert a été condamné à quatre années de pénitencier en 2014 pour un crime perpétré avec une arme à feu.

Il avait été remis en liberté à la fin de 2016 et avait même prononcé des conférences auprès des jeunes pour dire qu’il s’était repenti.