Jérémie Perron a comparu vendredi après-midi au palais de justice de Chicoutimi.

Un présumé violeur de 25 ans arrêté à Jonquière

Les policiers de Saguenay ont réussi à mettre la main au collet du présumé agresseur sexuel de Kénogami. Jérémie Perron, 25 ans, de la rue Montcalm à Jonquière, a comparu vendredi après-midi au Palais de justice de Chicoutimi sous deux chefs d’accusation, qui seront contestés par la défense.

L’individu, dont les intérêts sont représentés par Me Charles Cantin, est accusé de s’être introduit par effraction dans une maison d’habitation du secteur Kénogami, à Jonquière, le 15 juillet 2018, dans le but de commettre une agression sexuelle et une séquestration. Il est aussi accusé de port d’une cagoule et de lunettes de ski dans un dessein criminel.

S’il devait éventuellement être reconnu coupable d’introduction par effraction, il serait passible d’une peine de détention à perpétuité et de 10 ans pour le port d’un déguisement.

L’enquête du Service de police de Saguenay (SPS) se poursuit. Des traces d’ADN ont été retrouvées sur les lieux et celles-ci pourraient avoir permis d’identifier Jérémie Perron comme étant le présumé auteur de cette agression.

Comparution

Perron est arrivé accompagné des policiers de Saguenay. Il a comparu durant quelques minutes devant le juge Pierre Simard avant d’apprendre que Me Nicole Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), s’opposait à sa remise en liberté.

Perron, vêtu d’une chemise doublée carreautée bleue et d’une veste grise à capuchon, est apparu très calme. Il a jeté un regard en direction de ses parents et d’un autre membre de sa famille, qui étaient dans la salle d’audience. Ceux-ci semblaient sous le choc.

De l’autre côté de la salle, la victime de cette agression sexuelle et des proches ont assisté à la comparution.

Me Ouellet a mentionné à son homologue de la défense que la preuve remise était pratiquement complète, mais qu’il manquait l’interrogatoire de la police.

L’enquête de remise en liberté a été reportée au mardi 18 décembre. Me Cantin tentera d’obtenir la libération de son client. « Je ne suis pas en mesure de vous révéler quoi que ce soit sur la façon dont les policiers ont pu relier l’individu à cette infraction. La seule chose que je peux dire, c’est que nous allons contester les accusations et qu’il va plaider non coupable », note Me Cantin.

« Mon client n’a aucun antécédent judiciaire. Il n’a pas le profil de l’accusation. Il est sans histoire, d’une bonne famille et travaille à temps plein. Je n’ai pas l’information pour le moment sur les éléments qui ont mené à l’arrestation », indique Me Cantin.

À l’hôpital

Jérémie Perron est apparu dans le box des accusés muni d’un bracelet d’hôpital au poignet gauche.

Selon nos informations, il avait déjà été admis au D-7 de l’hôpital de Chicoutimi, soit en psychiatrie. 

Me Cantin n’a pas voulu confirmer cette information.

C’est d’ailleurs à cet endroit que les policiers l’auraient arrêté vendredi matin.