Accusé d’agression sexuelle causant des lésions, Jérémie Perron subira son procès au Palais de justice de Chicoutimi à compter de lundi prochain.
Accusé d’agression sexuelle causant des lésions, Jérémie Perron subira son procès au Palais de justice de Chicoutimi à compter de lundi prochain.

Un premier procès en sept semaines à Chicoutimi

Un premier procès se tiendra sur plusieurs jours et en personne, à compter de lundi, au Palais de justice de Chicoutimi. La cause de Jérémie Perron, accusé d’agression sexuelle causant des lésions et d’introduction par effraction, sera entendue, après avoir été reportée en raison de la pandémie de COVID-19 et de la suspension de plusieurs activités judiciaires, au cours des sept dernières semaines.

Depuis le 16 mars dernier, les activités judiciaires se déroulent au ralenti, dans les cours du Québec. Seules les affaires urgentes sont entendues, notamment les enquêtes sur remise en liberté et les causes impliquant des enfants. La visioconférence est utilisée dans plusieurs situations, notamment pour rendre des jugements, mais la majorité des procès ont été reportés à des dates ultérieures.

Un premier procès en sept semaines devrait donc débuter lundi matin, en cour du Québec de Chicoutimi, mais plusieurs mesures strictes seront mises en place, notamment en ce qui a trait à la distanciation entre les gens et à l’hygiène. Le nombre de personnes dans la salle d’audience sera également réduit au strict minimum.

Initialement, la cause devait être entendue à la fin du mois de mars, mais avait été reportée en raison de la pandémie. On prévoit plus d’un jour de procès.

En prison depuis plus d’un an

Jérémie Perron a été arrêté en décembre 2018, environ six mois après l’agression sexuelle dont a été victime une jeune fille de 17 ans, à Kénogami.

Jérémie Perron se serait introduit chez elle en pleine nuit, le 15 juillet 2018, et se serait glissé dans son lit pour l’agresser sexuellement. Il s’exprimait en anglais afin de la tromper, puisqu’ils se connaissaient. Il l’aurait attaché et lui aurait mis quelque chose sur la tête pour qu’elle ne le voie pas.

Des tests d’ADN avaient été demandés aux hommes de l’entourage de la victime, puisque la jeune femme avait affirmé aux policiers qu’elle semblait connaître son agresseur. De l’ADN inconnu avait été découvert par les enquêteurs sur les lieux de l’agression.

Un seul individu avait refusé de se soumettre au test, c’est-à-dire Jérémie Perron.

Au fil de l’enquête, les policiers ont finalement pu relier Jérémie Perron à l’agression, grâce à un mégot de cigarette qu’il avait jeté.

Il est détenu depuis son arrestation, en décembre 2018. Sa libération lui a été refusée en février 2019.

Les intérêts de l’accusé sont défendus par Me Nicolas Gagnon.