Un jeune conducteur a perdu la vie, le 19 décembre, sur la 169, après une collision avec un camion lourd.

Un lourd bilan routier en 2017

La meurtrière 169

De nombreux accidents sont survenus sur la route 169, au Lac-Saint-Jean, en 2017. Six personnes y ont perdu la vie.

Le 28 juin, un jeune homme de 25 ans a perdu la vie dans le secteur d’Hébertville, dans une collision frontale qui s’est produite à l’intersection du rang Caron et de la route 169. Le jeune automobiliste avait effectué un dépassement, mais n’avait pu éviter la remorqueuse qui circulait en sens inverse. 

Le 26 octobre, une jeune femme a également perdu la vie dans un face-à-face survenu sur la 169, dans le secteur de Saint-Gédéon. La jeune femme avait perdu la maîtrise de sa voiture avant de percuter de plein fouet un poids lourd qui circulait en sens inverse. La collision n’avait laissé aucune chance à la victime. Le conducteur du camion avait terminé sa course dans les installations des Serres Dame-Nature. 

Le 4 décembre, une dame a succombé à ses blessures après avoir été impliquée dans un autre face-à-face, cette fois entre les municipalités de Saint-Henri-de-Taillon et de Sainte-Monique. Sa voiture était entrée en collision avec un camion de livraison. 

Quelques jours plus tard, soit le 8 décembre, un septuagénaire a perdu la vie lors d’une collision frontale survenue à Péribonka, encore une fois sur la 169. L’homme avait effectué un dépassement avait de percuter une autre voiture qui circulait en sens inverse. 

La journée du 19 décembre a été particulièrement meurtrière sur la 169. Deux jeunes personnes y ont laissé la vie. Le premier accident s’est produit à Péribonka, entre deux poids lourds, en pleine tempête. Voulant effectuer une manoeuvre d’évitement, le conducteur de l’un des camions s’était retrouvé dans la voie inverse et n’a pu éviter le second camion qui arrivait en sens inverse. En début de soirée, toujours le 19 décembre, un second impact mortel s’est produit sur la route qui ceinture le Lac-Saint-Jean, à Saint-Prime. 

Un accident mortel s’était produit le 12 janvier, sur la route 172, à la hauteur de Saint-Ambroise.

Sur les 167 et 172

La 169 n’est pas la seule route régionale qui a été le théâtre d’accidents mortels en 2017. Le 9 novembre, un Primois est décédé dans une collision frontale survenue sur la 167 (parc de Chibougamau), entre deux fardiers. Un Almatois avait également perdu la vie sur la 167, le 16 janvier 2017. Deux accidents mortels se sont également produits sur la 172 cette année. Le premier était survenu en début d’année, soit le 12 janvier. Un jeune homme avait perdu la vie lorsque la voiture dans laquelle il prenait place était entrée en collision avec un camion-remorque. Le 17 novembre, un homme de 46 ans de Chicoutimi avait été retrouvé mort dans son véhicule en bordure de la route 172, à Sacré-Coeur. 

Un motocycliste a rendu l’âme après avoir été victime d’un 
accident à Saint-Félicien, le 13 septembre.

Autres drames sur les routes

Le 22 avril, un jeune homme de 17 ans était décédé dans une collision survenue sur le boulevard Saguenay. Le 24 mai, un adolescent de 16 ans est décédé dans des circonstances tragiques, après avoir été heurté par une bétonnière. La jeune victime était au volant d’un scooter. Le 1er août, une dame âgée avait perdu la vie dans un accident survenu au coin du boulevard Maurice-Paradis et de la route du Lac, à Alma. Un peu plus tard, le 21 août, un jeune homme de 17 ans est décédé à la suite d’une sortie de route qui s’est produite sur la route 175, à la hauteur de Stoneham. Le 17 août, un cycliste a été happé mortellement à Saint-Prime. Le 13 septembre, un motocycliste a succombé à ses blessures après une collision survenue à Saint-Félicien. Le 29 septembre, un sexagénaire a rendu l’âme après avoir été victime d’un accident de VTT, qui s’était produit à Saint-Ludger-de-Milot. Le 19 octobre, un sexagénaire a perdu la vie sur le boulevard du Royaume à Chicoutimi, alors que sa voiture a été emboutie à l’arrière par une camionnette. L’homme ne portait pas sa ceinture de sécurité. Rappelons-nous également du décès tragique d’une mère et de sa fille, le 4 janvier 2017 sur la route 155, entre Lac-Bouchette et La Tuque. La maman était originaire du Lac-Saint-Jean. 

Le site de Graphic Packaging a été le théâtre d’un décès et de plus d’une dizaine d’incendies criminels.

Le cas de Graphic Packaging

Laissé à l’abandon par son propriétaire BayShore, le site de l’ancienne cartonnerie de Jonquière a été le théâtre de nombreux faits divers au cours de la dernière année. Un homme de 55 ans, qui procédait à du démantèlement au sein de l’ancienne usine, a chuté dans une fosse, y laissant la vie le 2 mars dernier. Au fil des mois, plus d’une dizaine d’incendies criminels y ont été allumés, provoquant la crainte et le mécontentement des élus et du voisinage. Plus récemment, une deuxième personne a bien failli y laisser sa peau. En effet, 7 novembre, un homme a subi des blessures importantes, dont quatre vertèbres fracturées et un poumon affaissé, après avoir fait une chute d’une douzaine de mètres. Le dossier n’est toujours pas réglé, malgré les interventions des élus municipaux et provinciaux, qui tentent de faire bouger les choses. La compagnie propriétaire du site a fait clôturer les lieux, mais l’accès est toujours accessible via la piste cyclable.

Hélène Martineau est portée disparue depuis le 13 avril 2017.

La disparition d’Hélène Martineau 

Hélène Martineau, cette femme de 48 ans d’Arvida, manque à l’appel depuis le mois d’avril dernier. C’est son conjoint, Michel Larouche, qui a alerté les autorités le soir du 13 avril. Elle n’avait pas été vue depuis l’heure du dîner. Des battues ont été organisées par les proches de la disparue et des recherches aériennes et terrestres ont mené par les policiers. Les plongeurs de la Sûreté du Québec ont également été mis à contribution. Un mois après la disparition d’Hélène Martineau, sa demeure d’Arvida a été perquisitionnée par les enquêteurs. Un terrain appartenant à Michel Larouche à Lac-Kénogami de même qu’une roulotte ont été passés au peigne fin. Considéré comme suspect par les policiers, Michel Larouche a été interrogé puis soumis au polygraphe, qu’il a échoué. Plus de huit mois plus tard, la dame manque toujours à l’appel. Questionné à cet effet à la mi-décembre, le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jean Tremblay, a affirmé qu’il n’y avait toujours pas de développement dans cette affaire.