James Hudon était en possession de cannabis illégal.

Un Jonquiérois accusé de possession de cannabis illégal

Le Jonquiérois James Hudon n’aura pas profité longtemps de l’opportunité offerte par le tribunal en le remettant en liberté le 16 octobre dernier. Il a été arrêté deux semaines plus tard en possession de... cannabis illégal. Un rare premier cas d’accusation au criminel depuis la légalisation de la marijuana le 17 octobre dernier.

L’individu de 22 ans est repassé par la salle 2,10 du Palais de justice de Chicoutimi, mercredi matin, après avoir été arrêté auparavant par des patrouilleurs du Service de police de Saguenay (SPS).

Une policière a aperçu Hudon déambuler sur la voie publique vers 21 h 10 et elle l’a reconnu. L’agente savait qu’il devait être chez lui à compter de 22 h 00 en raison d’un couvre-feu imposé par le tribunal.

Mais à 22 h 45, Hudon n’était toujours pas entré. Les policiers ont effectué une patrouille dans le secteur et l’ont vu qui marchait sur la piste cyclable. Ils l’ont intercepté et ont découvert, à la suite d’une fouille sommaire, des comprimés de métamphétamine.

L’individu a ensuite été amené au Quartier général du SPS et les agents ont alors trouvé plusieurs sacs emballés sous vide d’une substance particulière de cannabis.

Sur les sachets, on retrouvait les indications d’Ananas, Présidentiel, Rock Star et Rock Star Tuna.

Hudon, dont les intérêts sont représentés par Me Julien Boulianne, a tenté de raconter aux policiers qu’il s’était procuré la marijuana de façon tout à fait légale en commandant le tout sur Internet.

Loin de le croire sur parole, les agents ont cherché sur le site de la Société québécoise de cannabis (SQDC) du cannabis enregistré sous les noms inscrits sur les sachets. Ils n’ont rien trouvé.

En plus, James Hudon n’a jamais été en mesure de fournir une preuve de l’achat ou une facture. Il a été accusé de bris de condition (couvre-feu non respecté), de possession de métamphétamine et de possession illégale de cannabis.

Hudon avait été arrêté le 12 octobre après avoir menacé une bonne Samaritaine avec un couteau. La dame lui avait offert de le ramener chez lui et Hudon lui avait volé son sac à main.

Au final, il n’avait rien dérobé, mais avait tout de même été accusé de vol qualifié. Il avait obtenu sa remise en liberté. Il tentera à nouveau de l’obtenir le 6 novembre.