C'est à cet endroit que le jeune homme a été emporté par le courant. À quatre pieds de la rive, la profondeur de l'eau est d'environ 14 pieds.

Un jeune de 16 ans emporté par le courant

La rivière Mistassini a été le théâtre d'une scène épouvantable, hier, alors qu'un jeune de 16 ans a sombré dans les eaux, sous le regard impuissant de deux copines avec qui il était allé faire une baignade.
Arrivé sur les lieux, un policier de la SQ a aperçu le jeune qui se débattait. «Il a sauté à l'eau et a tenté de l'attraper, mais en vain. Le disparu n'a pas été revu depuis», indique la porte-parole de la SQ à Montréal, Christine Coulombe.
Arrêt des recherches
En fin de soirée hier, après l'interruption des recherches, le chef des opérations du service incendie de Dolbeau-Mistassini, Roger Boilard, ne s'attendait pas à ce que le jeune soit retrouvé sain et sauf aujourd'hui plus bas sur la rivière. «Il y a beaucoup d'eau. On a une perche de 18 pieds et on ne touchait pas le fond», a-t-il expliqué, en entrevue téléphonique vers 21h. Du côté de la Sûreté du Québec, on refusait de s'avancer autant.
«Nous avons débuté les opérations vers 17h. L'adolescent se baignait avec deux jeunes filles qui ont été prises en charge par les policiers», a indiqué le chef Boilard.
Les plongeurs du corps policier provincial, en provenance de Québec, s'ajouteront aux recherches ce matin, menées exclusivement par la SQ.
Avec des amies
Le drame s'est produit en fin d'après-midi entre la 1re et la 2e Chute, en amont du pont de Dolbeau.
Selon les informations recueillies, l'adolescent, dont la provenance n'a pas été révélée, était allé se baigner sur une plage non publique. Un endroit extrêmement dangereux, ont dénoncé plusieurs personnes rencontrées sur place. «Ils vont tous se baigner là et il y a beaucoup de courant. Je ne comprends pas pourquoi les gens font ça», a mentionné un couple abordé par Le Quotidien.
La situation est d'autant plus déconcertante, puisque la plage publique de Dolbeau se trouve tout juste de l'autre côté de la rive où le drame s'est produit, soit environ 600 pieds de distance.
«Il y a des surveillants et un périmètre est délimité pour les baigneurs. La municipalité laisse faire ça, les gens vont se baigner de l'autre bord, a raconté un Dolmissois. C'est tellement triste. Je ne comprends pas pourquoi les gens vont là», a exprimé une dame qui avait eu vent de la tragédie par l'entremise des médias.
(Avec Pascal Girard)