Vicky Lavoie a été pincée dans un party piscine arrosé, l’été dernier, alors qu’elle n’avait pas le droit de consommer de l’alcool.
Vicky Lavoie a été pincée dans un party piscine arrosé, l’été dernier, alors qu’elle n’avait pas le droit de consommer de l’alcool.

Un jeune couple en prison à la maison

Vicky Lavoie et Samuel Simard, accusés d’avoir enlevé et battu à coups de bâton un jeune homme en compagnie de trois autres individus, dans le rang Saint-Marc de Saint-Honoré il y a près d’un an, ont plaidé coupables, jeudi, au Palais de justice de Chicoutimi. Vicky Lavoie, accusée de voies de fait causant des lésions, et Samuel Simard, accusé de séquestration, écope respectivement de dix et neuf mois de prison, qu’ils pourront néanmoins purger en société.

Les événements reprochés au jeune couple remontent au 5 février 2019. Une dette de drogue en est l’origine et le tout a été commis dans un contexte de consommation, a affirmé la procureure de la Couronne, Me Karen Inkel.

En effet, la victime devait de l’argent à l’une des cinq personnes impliquées dans l’histoire. Ce sont Vicky Lavoie et Samuel Simard qui ont fait monter la victime dans leur véhicule, alors que Cassandra Racine, Olivier Côté et Simon Durand attendaient plus loin, dans le rang Saint-Marc. Les cinq individus ont violemment battu le jeune homme à coups de bâton télescopique et l’agression avait été filmée par l’un d’eux. Sur la vidéo, on pouvait entendre la victime supplier ses assaillants d’arrêter.

Les cinq individus ont été arrêtés rapidement, puis libérés sous certaines conditions. Si Samuel Simard s’est tenu tranquille, sa copine, Vicky Lavoie, a été pincée dans un party piscine arrosé, l’été dernier, alors qu’elle n’avait pas le droit de consommer de l’alcool. Elle avait écopé de 15 jours de détention pour son bris de condition.

Les deux jeunes gens, qui sont aujourd’hui âgés de 24 ans, ont réglé tous leurs dossiers en plaidant coupables, devant le juge de la Cour du Québec Michel Boudreault.

Les trois autres personnes impliquées n’ont toujours pas réglé leur dossier. Racine et Côté sont en liberté sous conditions et Simon Durand est détenu, puisqu’il a été arrêté dans une autre affaire.

La procureure de la Couronne, Me Karen Inkel, et celui de la défense, Me Julien Boulianne, en étaient venus à soumettre une suggestion commune au juge Boudreault. Si Vicky Lavoie écope d’un mois de plus que son copain, c’est en raison de son implication plus importante dans l’agression et de son bris et de condition. Et n’eût été l’implication des parents de la jeune femme, qui ont assuré une surveillance auprès des accusés afin qu’ils reviennent sur le droit chemin, Lavoie et Simard auraient pu écoper d’une peine de détention ferme.

« Une chance qu’il y a un père et une mère qui ont décidé de prendre les choses en main. J’ai l’impression d’avoir devant moi deux enfants gardés par leurs parents. C’est une opportunité qu’on vous donne. Vous allez pouvoir faire votre emprisonnement chez vous et ensemble. Vous êtes chanceux, ça n’arrive pas souvent », a affirmé le juge Michel Boudreault au jeune couple.

Samuel Simard a également plaidé coupable à une accusation de vol, commis quelques jours avant l’agression du 5 février.

Il avait volé une motoneige d’une valeur de 17 000 $ avant d’être piégé par le cousin du propriétaire de l’engin. En effet, le cousin avait demandé à Simard d’acheter la motoneige, mais il l’avait plutôt dénoncé aux autorités.

« Pas fort », a affirmé le juge.

Outre leur peine en collectivité, les deux individus ne peuvent communiquer ni avec la victime ni avec les coaccusés. Ils seront également soumis à une probation de deux ans.