Un infirmier auxiliaire reconnu coupable

Un infirmier auxiliaire de l'hôpital de Chicoutimi a été reconnu coupable de contact et incitation à un contact sexuel sur une personne de moins de 16 ans. L'homme âgé de 28 ans a aussi été déclaré coupable de possession et accès à de la pornographie juvénile.
Les actes ne se sont pas produits dans le cadre du travail de l'infirmier auxiliaire. Il aurait rencontré la victime sur un site de rencontres sur Internet. Entre le 4 juillet et le 6 octobre 2014, à Alma, à des fins d'ordre sexuel, l'homme aurait touché une partie du corps d'un enfant âgé de moins de seize ans.
Un interdit de publication nous empêche de nommer le coupable, afin de ne pas permettre d'identifier la victime.
Il recevra sa peine le 3 avril. Tous les chefs ont été portés par voie sommaire. La Couronne et la défense ont fait une suggestion commune de peine de détention.
La cause a été reportée en avril pour que l'homme «puisse demander un congé sans solde à son employeur afin de purger sa peine», a affirmé la défense lundi, en salle de cour. Selon l'infirmier auxiliaire, son syndicat lui aurait dit qu'il pourrait retravailler après avoir purgé sa peine, s'il demandait un congé sans solde dans les délais prévus.
Jointe mardi, la présidente du syndicat affilié à la FIQ, qui défend les intérêts des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes, Martine Côté, a été surprise par ces propos.
«Quand un membre nous demande quelles sont les modalités pour prendre un sans solde, on lui explique. On ne demande pas au membre ce qu'il va faire pendant son sans solde. Dans ce cas-ci, on ne savait pas que c'était de la prison.»
Quant à un retour éventuel comme infirmier auxiliaire, «c'est l'Ordre qui va décider ça et probablement que ce ne sera pas joli parce que l'Ordre est assez sévère», a mentionné Mme Côté.
Le Quotidien a appelé à l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, mardi. C'est que l'homme a été présenté devant la cour comme un infirmier. L'OIIQ nous a finalement référés à l'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec, mentionnant que c'est bien ce métier que pratique l'homme en question.
Malgré deux tentatives, nous n'avons pas obtenu de réponse de la part de l'OIIAQ.
Suspendu mardi
L'infirmier auxiliaire a été suspendu de ses fonctions par la direction du CIUSSS, mardi après-midi, selon ce que Le Quotidien a appris.
Le syndicat et la direction n'avaient pas été mis au courant des démêlées judiciaires de l'infirmier auxiliaire.
L'appel du Quotidien à l'Ordre afin de connaître les possibilités pour un infirmier auxiliaire de pratiquer malgré un dossier judiciaire de cette nature aurait toutefois enclenché rapidement le processus de suspension. L'homme a été rencontré en après-midi et automatiquement suspendu de ses fonctions.
« On procède actuellement à une enquête interne. Nous ne ferons pas de commentaires supplémentaires », a affirmé la responsable des communications du CIUSSS, Joëlle Savard.
L'Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec a pour mandat d'assurer la protection du public en exerçant une surveillance de l'exercice de la profession.