Palais de justice de Chicoutimi.

Un homme violent se reprend en main

Après de nombreux passages devant le Tribunal, le Jonquiérois Cédric Beaudin semble avoir compris qu'il devait se reprendre en main. Sinon, sa prochaine visite au palais de justice pourrait bien se terminer par une peine sévère d'emprisonnement.
L'individu de 37 ans est condamné à une sentence de 90 jours de détention à purger les fins de semaine pour une sixième accusation de voies de fait, dont une deuxième causant des lésions.
En 2015, Beaudin se trouve au bar Le Campus, à Jonquière. Un individu aurait commis « l'erreur » de passer devant lui. Sans aucune raison, Beaudin lui a asséné quelques coups de poing au visage, lui fracturant le nez au passage et lui cassant deux dents.
« En fait de crime gratuit, cela en est tout un », a lancé d'entrée de jeu le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.
Car ce n'est pas la première fois que l'accusé doit répondre d'accusations similaires. Beaudin a été condamné en 2007 pour quatre dossiers de voies de fait et un autre de voies de fait causant des lésions, sans oublier deux accusations de menaces de mort, de menaces envers les policiers et d'entrave à leur travail.
S'il s'en sort avec 45 fins de semaine à faire à la prison de Roberval, 240 heures de travaux communautaires et le remboursement des frais dentaires de 423 $ de sa victime, c'est en raison de sa reprise en main et d'un rapport présentenciel très positif.
« Je suis agréablement surpris des conclusions du rapport. On parle même d'un risque de récidive minime. Je ne vais tout de même pas donner une médaille à mon client, mais il a donné un coup de barre à 180 degrés », a admis Me Charles Cantin, avocat en défense.
En fait, le son de cloche est similaire du côté de Me Michael Bourget, de la Couronne, qui qualifie lui aussi le rapport de très positif.
« Je n'ai rien à ajouter, si ce n'est que la peine rencontre les antécédents judiciaires de l'accusé. Le rapport est très positif », dit-il.
En conclusion, le juge Hudon a répété que le geste commis était tout de même sans fondement.
« J'ai compris que vous aviez eu une enfance difficile et des passages aussi difficiles en cour. Vous êtes en couple depuis 13 ans et père de deux enfants. Vous êtes un actif pour la société et votre famille. »
« La suggestion est réaliste et j'espère que vous avez compris cette fois-ci. Car si vous revenez au Tribunal, je suis convaincu que la Couronne demandera une peine plus sévère », a conclu le magistrat.
Aucune crédibilité pour un voleur
Le Jonquiérois Sylvain Perron est condamné à une peine de 90 jours de prison à purger de façon discontinue pour avoir volé du matériel sur le site d'un commerce de récupération.
La juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, a rendu la sentence mercredi matin au Palais de justice de Chicoutimi.
L'individu de 53 ans avait été pris par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay alors que son véhicule, un Toyota Corolla, était rempli d'outils et de pièces imposantes.
C'est à la suite d'une plainte du propriétaire du commerce de récupération, qui avait entendu du bruit sur le terrain de sa propriété en pleine nuit du 20 septembre 2014, qui avait avisé les policiers de la situation.
Au moment de l'intercepter, Perron se trouvait en possession d'un godet (bucket) de quelques centaines de livres, d'une fourche, d'une lourde chaîne, d'un escabeau et d'autres outils. Les agents avaient aussi remarqué que l'escabeau dépassait de beaucoup le coffre du véhicule.
Perron avait alors expliqué au magistrat que tout cela lui appartenait, qu'il avait l'habitude d'avoir le matériel en permanence dans son véhicule, car il craignait de se faire voler.
Mais au terme du procès, la juge Boillat avait acquitté l'individu de l'accusation d'introduction par effraction, car la preuve n'était pas convaincante, mais l'avait reconnu coupable du vol de matériels.
Elle n'a pas cru un seul instant la version du voleur Sylvain Perron. Le tribunal ne lui accorde aucune crédibilité et ne le considère pas comme fiable. 
Perron n'en est pas à sa première visite au tribunal. Il a déjà plaidé coupable à 36 autres chefs d'accusation au cours de sa carrière de criminel.