Un homme s'exhibe au service à l'auto

Un individu d’une vingtaine d’années a obtenu une absolution conditionnelle même s’il s’est rendu au service à l’auto d’un Tim Hortons en montrant clairement son... pénis pour obtenir un café.

Le personnage, dont les intérêts sont défendus par Me Jean-François Têtu, a réglé son dossier criminel, lundi matin, devant le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec. Il a plaidé coupable à une accusation d’action indécente.

L’an dernier, l’homme (dont nous taisons l’identité en raison de l’absolution conditionnelle) arrive au service à l’auto de ce restaurant et passe sa commande.

En arrivant au guichet pour payer la facture et prendre possession de la commande, l’individu exhibe clairement ses parties génitales.

L’employée, installée derrière la fenêtre du service à l’auto, s’aperçoit que le conducteur a les pantalons baissés jusqu’aux genoux et qu’il a le pénis bien en vue et en évidence.

Rapidement, elle en parle à son gérant et à son employeur. Ceux-ci font des vérifications et s’apprêtent à communiquer avec les autorités policières.

Mais l’individu revient au service à l’auto et répète exactement le même manège. Il passe une commande et se présente avec son appareil reproducteur bien en vue alors qu’il est derrière le volant.

Le numéro de la plaque d’immatriculation est pris en note, de même que la marque et la couleur de la voiture. Ces informations sont rapidement communiquées aux policiers.

Absolution

Au moment des représentations sur la sentence, Me Marianne Girard (Couronne) et Me Têtu ont annoncé qu’ils avaient une suggestion commune à soumettre au tribunal.

« Mon client vivait une période difficile dans son couple. Il passe beaucoup de temps à l’extérieur du domicile. Il est un jeune père de famille. Cette journée-là, il vivait de la frustration accumulée », a mentionné Me Têtu au tribunal.

« J’ai une lettre de son employeur à l’effet qu’un casier judiciaire pourrait grandement nuire au cheminement de monsieur au sein de l’entreprise. De plus, il se rend aux États-Unis à certaines occasions et un casier judiciaire lui serait préjudiciable », a ajouté Me Têtu. 

En plus de devoir garder la paix et avoir une bonne conduite, l’individu devra faire un don de 300 $ à un organisme et devra poursuivre ses rencontres avec sa psychologue pour les six prochains mois.

Me Girard souhaite que l’individu évite de répéter des gestes similaires, car elle convient qu’il ne doit pas être évident pour les employées d’un commerce de voir arriver un client ayant les parties génitales à l’air libre.

« Il ne faut pas que vous reveniez ni une deuxième ni une troisième fois. Ce serait vraiment gênant pour vous », a conclu le juge Boudreault, en acceptant la suggestion commune.