Les enquêteurs du Service de police de Saguenay ont saisi une dizaine d’armes de poing et un AR15, une arme semi-automatique, dans une résidence de la rue Saint-Marc, à Chicoutimi-Nord.

Un homme de Chicoutimi-Nord arrêté avec un fusil d’assaut

Louis Lagacé, 69 ans, fait face à quatre chefs d’accusation en lien avec le trafic d’armes à feu, la possession d’une dizaine d’armes à feu et la possession d’armes prohibées, dont une arme semi-automatique AR-15. Une bonne partie de celles-ci aurait été volée en 2001 et en 2016.

L’individu a comparu brièvement vendredi matin au Palais de justice de Chicoutimi. Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a accepté qu’il soit envoyé à l’hôpital afin de subir un examen psychiatrique sur sa responsabilité criminelle.

Jeudi, les membres du bureau des enquêtes criminelles du Service de police de Saguenay ont perquisitionné une résidence sur la rue Saint-Marc, à Chicoutimi-Nord, et ont y découvert 10 armes à feu. Sur les lieux, un homme a été arrêté et relâché sans qu’aucune accusation ne soit portée contre lui pour l’instant.

Cette perquisition a ensuite mené les enquêteurs du SPS à la résidence Louis Lagacé, celui qui possédait les armes avant de les céder. 

« Ce sont des armes qui auraient été volées en 2001 et en 2016. Nous avons même trouvé une arme semi-automatique AR-15 (type M-16 américain) », a expliqué Carl Tremblay, porte-parole du SPS.

Louis Lagacé est donc accusé de trafic d’armes, car il a cédé des armes de poing et le semi-automatique à une autre personne, ce qui constitue une accusation de trafic. Les quatre chefs d’accusation couvrent la période du 1er janvier 2001 au 1er janvier 2019, car les policiers ne peuvent établir le moment exact où le vol des armes a été commis et qui en serait l’auteur. 

« Le chef de trafic d’armes est large. On parle de céder des armes à feu qui ont été volées. Cela ne fait pas de l’accusé un trafiquant d’armes à feu. Ce n’est pas ce que la preuve révèle. Aucune accusation de gangstérisme n’a été déposée contre lui ou en lien avec des regroupements criminalisés », a expliqué Me Karen Inkel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

AR-15

Longue enquête

Lagacé, qui n’avait qu’un antécédent judiciaire de conduite avec les facultés affaiblies en 1994, vient d’être arrêté pour la deuxième fois en l’espace de six semaines.

Le dossier menant à la perquisition des armes à feu et de plusieurs munitions a été lancé le 1er janvier. Les policiers s’étaient rendus au domicile de Lagacé, sur la rue Lapointe à Chicoutimi, car il avait tiré des coups de feu. À l’arrivée des agents, le sexagénaire avait même tiré au travers la porte en direction des policiers.

Le client de Me Marie-Ève St-Cyr, de l’Aide juridique, avait comparu le 3 janvier en lien avec cette affaire. Une évaluation psychologique avait été demandée sur son aptitude à comparaître. Il avait été déclaré apte.

En début de semaine, Me St-Cyr a demandé à ce que son client soit évalué sur sa responsabilité criminelle, avant que la nouvelle arrestation ait lieu. « C’est un hasard si une perquisition est survenue deux jours après une demande d’un examen psychiatrique sur la responsabilité criminelle. Cet examen devait se faire à l’externe, ce qui fait que monsieur était à son domicile », reprend Me Inkel.

Vendredi, la défense a réitéré sa demande de diriger Lagacé vers l’hôpital de Chicoutimi afin qu’il subisse une évaluation sur sa responsabilité criminelle et qui en englobera les dossiers du 1er janvier et du 14 février 2019.

Louis Lagacé reviendra au tribunal le 15 mars afin de connaître les résultats de l’examen psychiatrique.