Vers 22h45, les policiers ont tenté d’entrer en contact avec lui depuis l’extérieur en étant bruyants.

Un homme barricadé sème l’émoi

Un homme qui refusait d’être amené à l’hôpital pour subir des traitements psychiatriques a causé tout un émoi en soirée sur la rue Saint-David à Jonquière.

Près d’une dizaine de voitures de la Sécurité publique de Saguenay se sont déplacées sur les lieux. Un périmètre a été établi pour bloquer l’accès. Le périmètre avoisinait le garage d’Intercar, dont les opérations ont d’ailleurs été ralenties par les événements. Un autobus de la Société de transport de Saguenay (STS) a été réquisitionné pour offrir un lieu chauffé aux personnes évacuées. Une seule personne en a profité. Par contre, ce ne sont pas tous les gens à l’intérieur du périmètre qui ont été évacués. Ceux qui sont demeurés dans leur domicile ont été invités à ne pas en sortir.

« On a été appelés par le CLSC de Jonquière au 2162 rue Saint-David pour aller chercher un individu dans la trentaine pour le ramener à l’hôpital pour subir des traitements. Il y a un jugement de la Cour supérieure qui n’est pas respecté. On s’est présentés sur place et l’individu ne collabore pas et s’est barricadé dans la maison. On a établi un périmètre de sécurité et on va tenter d’entrer en contact avec lui », avait déclaré vers 21 h le lieutenant Jean-François Imbeault de la SPS à l’intérieur d’un message sur la boîte vocale réservée aux médias. 

L’homme souffrirait de problèmes psychiatriques. Il est permis de croire que le jugement de la cour le forçait à subir des traitements. Sans un tel jugement, tout citoyen est en droit de refuser des traitements. Il n’a pas été possible de savoir si l’homme était armé.

Vers 22 h 45, étant toujours sans réponse de l’individu, les policiers ont tenté d’entrer en contact avec lui depuis l’extérieur en étant bruyants. Ils ont même fait entendre leurs sirènes, question de l’impressionner. Vers 23 h 10, le poste de commandement mobile de la SPS a été dépêché sur les lieux.

Des enquêteurs sont ensuite arrivés. Il n’a pas été possible de parler aux policiers avant l’heure de tombée.

Au moment d'aller sous presse, les policiers de Saguenay enfilaient casque et équipement de protection.