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Un Hollandais violent pendant 36 ans accusé à Saguenay

Hendrick Douwes, un enseignant à la retraite, aurait fait subir des sévices corporels à sa conjointe et à son enfant durant près de 40 ans. Quotidiennement, il aurait commis des voies de fait à l’endroit de ses proches.

Le Hollandais d’origine est apparu au tribunal devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, avec les menottes aux poignets. Il arrivait du Centre de détention de Roberval, où il est incarcéré depuis le vendredi 12 avril à la suite d’une dernière plainte de violence.

Le client de Me Charles Cantin a eu besoin de l’aide d’un traducteur pour bien comprendre la nature des trois chefs d’accusation déposés contre lui en matière de violence conjugale.

Il est accusé de deux chefs de voies de fait simples et d’un autre de harcèlement. Cependant, ce n’est pas parce qu’il n’y a que deux chefs de voies de fait simples qu’il n’y aurait eu que deux épisodes de violence.

Le premier chef vise la période située entre le 12 janvier 1983 et le 31 décembre 1987 pour des événements survenus au Manitoba.

Douwes aurait ensuite commis des voies de fait entre le 1er janvier 1988 et le 8 avril 2019 au Manitoba, en Ontario et à Saguenay, au Québec, alors qu’il aurait aussi fait du harcèlement durant la même période et dans les trois provinces canadiennes.

« Selon ce que nous avons, la violence s’est fait chaque jour où l’accusé a été en présence des victimes. Les accusations touchent des voies de fait simples. La preuve que nous avons remise à la défense est assez imposante et elle contient de la vidéo », a mentionné Me Michaël Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

L’individu de 68 ans, qui réside à Shipshaw, reste derrière les barreaux en attendant son enquête de remise en liberté, qui pourrait se dérouler le jeudi 25 avril.

« Je vais essayer de tenir l’enquête caution pour le 25 avril. Je vais tenter de réunir les éléments nécessaires pour que mon client puisse sortir de détention », a expliqué Me Charles Cantin, qui représente les intérêts de l’accusé.

« On vient de me remettre la preuve. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la consulter. Il reste à voir s’il s’agit d’événements précis de violence ou s’il y a eu plusieurs gestes qui ont été commis au fil des années », a ajouté Me Cantin.

Durant son incarcération et pendant les procédures judiciaires, il lui est interdit de communiquer de quelque manière que ce soit avec les deux présumées victimes et deux autres témoins de ces actes de violence.