Le suspect n'aurait pas fait preuve d'une très grande coopération lorsqu'est venu le temps de procéder à son transport vers le centre hospitalier du CSSS de Trois-Rivières.

Un gros risque pour deux présumés voleurs

Deux présumés voleurs ont risqué gros lundi soir, en s'introduisant sur le site en démolition de l'ancienne usine Belgo, à Shawinigan. En tentant d'échapper aux policiers qui les surveillaient depuis un certain temps, l'un des deux hommes a sauté du haut d'un mur de près de huit mètres et s'est infligé des blessures aux deux jambes.
L'incident s'est produit peu après 23 h, lundi soir. Les deux individus se seraient introduits sur le site pour tenter de commettre un vol. Une enquête est actuellement en cours et tentera de déterminer si les deux hommes voulaient voler du fil de cuivre.
Or, des patrouilleurs de la Sûreté du Québec qui étaient affectés dans le secteur avaient repéré les deux hommes et observaient leur manège depuis un certain temps. Lorsque les policiers se sont approchés des deux hommes et se sont identifiés, les suspects ont pris la fuite. Dans leur course, l'un des deux individus a sauté en bas d'un mur de protection d'un transformateur, situé près du département électrique qui longe le boulevard Pie-XII.
Le mur était d'une hauteur d'environ huit mètres. L'homme s'est écrasé au sol et s'est infligé de sérieuses blessures aux jambes. Toutefois, sa vie n'est pas en danger. Les policiers lui ont alors porté secours et ont demandé l'ambulance. Le suspect n'aurait pas fait preuve d'une très grande coopération lorsqu'est venu le temps de procéder à son transport vers le centre hospitalier du CSSS de Trois-Rivières.
Son présumé complice a été appréhendé sur les lieux. Selon Sylvie Gélinas-Lamy, porte-parole de la Sûreté du Québec, les deux hommes ont été arrêtés et devront vraisemblablement faire face à plusieurs chefs d'accusation relativement à cette tentative de vol qui a mal tournée.
Une enquête est toujours en cours dans cette histoire, alors la nature des accusations n'a pas encore été déterminée.
Joint au téléphone, René Fugère, le vice-président de Recyclage Arctic-Béluga dont la compagnie est en charge de la démolition du site de l'ancienne Belgo, n'avait pas été mis au courant de l'incident, mais rapportait qu'il arrivait à l'occasion que des voleurs téméraires tentent de s'introduire sur le site.
«C'est dangereux et on en a la preuve encore une fois. Le site est en démolition. Ce qui pouvait être un escalier un jour est peut-être un immense trou le lendemain. De plus, il y a beaucoup de surveillance du site. Malheureusement, il y en a qui risquent leur vie pour pas grand chose», se désolait M. Fugère.