Un grand-père plaide coupable d'agression sexuelle

Un grand-père a plaidé coupable, lundi, à une série d’accusations à caractère sexuel, dont agression sexuelle sur son petit-fils et possession de pornographie juvénile. Le Jonquiérois, qui était accompagné et soutenu par sa propre victime, a admis ses crimes qui se sont déroulés à diverses périodes, entre 2007 et 2016.

L’homme de petite taille n’a pas bronché pendant le récit troublant des événements. Le représentant du ministère public, Me Sébastien Vallée, a lu la déposition de la victime, aujourd’hui dans la vingtaine, qui semble avoir pardonné à son grand-père. 

« Je suis proche de mon grand-père. Il a été le père présent dans ma vie », a lu le procureur.

Dans ce même témoignage, on apprend que l’accusé a initié son petit-fils à la sexualité à l’âge de 12 ans. Il a commencé à lui faire écouter des films pornographiques. Ils se masturbaient dans la même pièce, alors que la grand-mère « malade » dormait. « Elle ne s’est jamais rendu compte de ça », a informé la victime.

Le grand-père est ensuite allé plus loin en masturbant son petit-fils et en lui faisant une fellation à au moins deux reprises pendant son adolescence. « Il m’a demandé de le faire à lui aussi, mais j’ai toujours refusé », a indiqué la victime dans son témoignage.

L’accusé a été arrêté à l’automne 2016 pour une affaire de pornographie juvénile. Un organisme qui surveille les gens échangeant de tels fichiers a dénoncé l’homme aux autorités. Après enquête, les policiers ont saisi les équipements du Jonquiérois.

En fouillant dans son ordinateur, les enquêteurs sont tombés sur des discussions portant sur des mineurs. Le grand-père a écrit avoir touché son petit-fils. Les policiers ont rencontré la victime pour corroborer ces informations. 

Le grand-père, représenté par Me Mélanie Decoste, a admis sans détour la preuve du ministère public.

D’un commun accord, les avocats ont exigé la confection d’un rapport sexologique et un rapport prépénal. Les représentations sur sentence se tiendront au printemps prochain. L’accusé ne possède aucun antécédent criminel. 

Le grand-père est en liberté pour toute la durée des procédures. L’accusation d’agression sexuelle est assortie d’une peine minimale d’un an de prison.