Le gardien de prison Maxime Laberge aurait menacé cinq collègues de la prison de Roberval.

Un gardien de prison accusé

Maxime Laberge, un agent des services correctionnels du centre de détention de Roberval, est accusé de voies de fait et de menaces.

Les faits reprochés à l’homme de 39 ans auraient eu lieu à son lieu de travail, le 25 novembre 2019. Laberge aurait proférer des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles à au moins cinq personnes, elles aussi à l’emploi de la prison de Roberval.

De plus, une accusation supplémentaire concerne des voies de fait qu’il aurait commises le même jour à l’une des cinq présumées victimes de menaces.

Absent du Palais de justice de Roberval, lundi, Laberge était représenté par son avocat, Me William Langlais, qui a déposé au juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, le plaidoyer de non-culpabilité de son client. « Aujourd’hui, on était à l’étape de la comparution. On a reçu la divulgation de la preuve ce matin. […] Il y a aussi un volet administratif dans ce dossier, donc on gère le côté administratif et criminel en même temps. […] À ce stade-ci, c’est un plaidoyer de non-culpabilité », a fait savoir son avocat.

La cause sera de retour en cour le 16 avril.

Suspendu avec solde

Du côté du ministère de la Sécurité publique, on confirme que l’agent Laberge a été relevé de ses fonctions de façon provisoire. Cette suspension avec solde est en vigueur depuis le 26 novembre 2019.

Cette suspension respecte l’article 14.09 de la convention collective des agents de la paix en services correctionnels du Québec, lequel stipule que « dans un cas présumé de faute grave ou d’une situation urgente nécessitant une intervention rapide aux fins d’écarter provisoirement l’employé de l’exécution de ses fonctions et de permettre à l’autorité compétente de prendre une décision appropriée, le sous‑ministre ou toute autre personne en autorité peut relever l’employé provisoirement de ses fonctions.

Cette décision est considérée comme une mesure administrative et non disciplinaire ».

Étant donné que le dossier est en cour, le ministère n’a pas voulu commenter davantage.