Un fils menace de mort à sa mère

Le Jonquiérois Gilles Fortin-Desbiens junior a été conduit à l’hôpital de Chicoutimi afin que des spécialistes évaluent sa responsabilité criminelle à la suite des menaces de mort proférées à l’endroit de sa mère.

Le jeune homme de 22 ans a été arrêté, mercredi soir, sur la rue Wolfe, à Jonquière, après que les policiers de la Sécurité publique de Saguenay s’y soient rendus à la suite d’un appel de détresse.

Selon les informations policières, Fortin-Desbiens s’était réfugié dans la résidence et les agents ont dû établir un périmètre de sécurité afin de protéger le voisinage.

L’individu est resté à l’intérieur durant une heure environ avant de se rendre aux autorités.

Il a été conduit au Palais de justice de Chicoutimi jeudi. Il est accusé de possession de métamphétamine, de menaces envers sa mère et de recel. Le client de Me Olivier Théorêt en est à ses premiers démêlés avec la justice, lui qui n’a aucun antécédent judiciaire.

« Nous avons demandé une évaluation de sa responsabilité criminelle, car mon client a tenu des propos délirants et il disait entendre des voix », a précisé Me Théorêt.

Menaces
Par ailleurs, Jonathan Carter, connu des milieux policiers, a de nouveau été arrêté mercredi soir après avoir proféré des menaces à sa mère pour une histoire de téléphone.

Carter aurait laissé un message menaçant sur la boîte vocale de sa mère et le frère de Carter a avisé les policiers.

« Nos policiers se sont rendus au domicile de l’individu et ont observé quelques instants. Mais avant qu’ils ne puissent intervenir, l’homme est embarqué dans un véhicule et a quitté les lieux », précise Bruno Cormier, porte-parole de la SPS.

« Lorsqu’ils sont intervenus pour l’intercepter, nos patrouilleurs ont été prudents en raison des antécédents de l’individu », a ajouté M. Cormier.

Jonathan Carter, âgé de 38 ans, a été amené dans les cellules du Quartier général de la SPS et y est demeuré plusieurs heures. Il était totalement désorganisé.

Le client de Me Charles Cantin devait être amené au Palais de justice jeudi, mais le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée, a mentionné qu’il n’était pas possible de le faire, étant donné qu’il était risqué de le sortir de la cellule en raison de son état mental.

Carter est accusé de harcèlement, de menaces, de conduite dangereuse, de voies de fait sur les policiers, de menaces envers les agents et de bris de probation.

Le Jonquiérois avait retenu l’attention en février dernier lorsqu’il s’était barricadé dans une résidence de la rue Montcalm, à Jonquière.

Le siège avait perduré 16 heures et les patrouilleurs de la SPS avaient dû utiliser un pistolet à décharge électrique (teaser gun) pour le maîtriser. Il a été la première victime de la nouvelle arme des policiers de la SPS.

Carter reste derrière les barreaux jusqu’à mardi avant de pouvoir demander à recouvrer sa liberté.