Le juge Michel Boudreault a accepté la suggestion commune à l’endroit de l’homme de 76 ans.

Un ex-époux en eaux troubles

Un septuagénaire de Jonquière vit difficilement le fait que sa conjointe des 48 dernières années ait demandé le divorce. Il a brisé les conditions imposées par le tribunal de ne pas s’approcher de la victime et de ne pas communiquer avec elle.

Et comme si ce n’était pas assez, il s’est fait prendre en état d’ébriété au volant de son véhicule automobile après être passé devant le domicile de son ex-conjointe. Une mésaventure qui va lui coûter cher.

L’homme de 76 ans est venu régler ses dossiers criminels, mardi matin, devant le juge Michel Boudreault de la Cour du Québec.

Le client de Me Régis Gaudreault avait signé un engagement (article 810) le 15 février 2018 (au lendemain de la Saint-Valentin), à l’effet qu’il n’importunerait plus la dame avec qui il avait passé tout de même près de 50 ans. Il lui était aussi interdit de communiquer avec elle.

Mais le 27 avril, il s’est aventuré à passer devant la résidence de la dame. Ce n’était pas la première fois. L’ex-conjointe a porté plainte aux policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS). Au moment où ils ont intercepté l’homme, il se trouvait en état d’ébriété.

« J’ai été arrêté et amené dans une cellule au poste de police. J’ai subi un malaise et je me suis retrouvé à l’hôpital avec un policier comme gardien. J’ai été cinq jours sans me laver. J’ai eu ma claque », a avoué l’homme au juge Boudreault.

« Ça n’a pas été facile. J’ai été en dépression. Mon ex a même refusé que je me rende au salon mortuaire pour voir mon beau-frère. En me voyant, elle m’a dit de partir, sinon elle appelait les policiers », a ajouté l’individu.

Le magistrat a accepté la suggestion commune de Me Michael Bourget, de la Couronne et de Me Gaudreault d’imposer une amende de 1500 $ pour la conduite en état d’ébriété et une interdiction de conduire de 12 mois. Il faut savoir que l’homme avait des antécédents similaires remontant à 1978 et 1993.

Quant au fait de ne pas avoir respecté les ordonnances de s’approcher du domicile de son ex-partenaire de vie et de ne pas communiquer avec elle, le tribunal ajoute un don de 500 $ à faire au Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC).

Moments difficiles
L’homme a donc vécu difficilement les derniers mois et ne cache pas être gêné de la tournure des événements.

« Je regrette ce que j’ai fait, mais c’est fait et je ne peux pas revenir en arrière. »

« Je suis gêné de toute cette situation et j’ai même honte d’aller voir mes enfants étant donné ce que j’ai fait », ajoute le septuagénaire.

Au cours des prochains jours, il devrait tout de même pouvoir se changer les idées et aller retrouver ses enfants pour la période estivale.

Le juge Boudreault a aussi avisé l’accusé de remédier à la situation et de s’assurer de respecter les conditions imposées par le tribunal pour la prochaine année.

« Vous devez trouver des solutions pour éviter que ça se reproduise (importuner son ex-conjointe et conduire en état d’ébriété) », a suggéré le juge Boudreault.

« Si vous vous faites prendre à conduire pendant l’interdiction, vous allez revenir ici et allez être accusé. Et il est possible que vous soyez condamné à une peine d’emprisonnement à ce moment », a conclu le magistrat à l’endroit du septuagénaire.