Martin Lefebvre entend défendre son intégrité et n’apprécie pas que l’AMF tente de détruire sa vie, a-t-il lancé au juge Réjean Bédard.

Un ex-courtier entend se défendre

À moins d’un revirement majeur, l’ex-courtier en assurance de Chicoutimi, Martin Lefebvre, se défendra bec et ongles contre l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui le poursuit pour avoir effectué des transactions financières sans avoir les autorisations nécessaires.

Martin Lefebvre et son entreprise, Gestion immobilière 25, font face à 69 chefs d’accusation (dont 42 contre l’accusé) d’exercice illégal de l’activité de courtier en valeurs immobilières et d’aide au placement sans prospectus.

Le juge de paix Réjean Bédard a entendu les parties, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, afin de déblayer le terrain afin de savoir où les parties ont l’intention de se diriger pour l’avenir.

Me Catherine Boillard, avocate de l’AMF, reproche à Martin Lefebvre d’avoir sollicité sa clientèle en placement afin de les amener à investir dans l’immobilier.

Il va sans dire que M. Lefebvre n’a pas l’intention de plaider coupable. Il entend plutôt démontrer que les investissements se sont faits à l’intérieur du groupe formé en 2011 avec l’entreprise Gestion Immobilière 25 et que jamais il n’a sollicité ses autres clients pour les amener à investir dans l’immobilier.

« L’AMF laisse entendre que j’ai sollicité ma clientèle du milieu de l’assurance afin qu’elle investisse dans nos projets immobiliers plutôt que dans leur placement régulier. Nous démontrerons que les allégations de l’AMF ne sont pas fondées », a commenté M. Lefebvre.

L’homme accusé prétend plutôt que le groupe de 25 personnes a été fondé à la suite de rencontres initiales entre individus.

La compagnie n’a pas été fondée immédiatement, mais à force de rencontres, l’entreprise a été mise sur pied.

À la suite d’une suggestion du magistrat, les parties ont discuté durant de longues minutes en privé afin de faire avancer le dossier.

« Nous leur avons démontré que nous n’avons pas fait appel au public, que tout s’est fait entre amis. Les avocats nous ont dit que c’était peut-être vrai sur ce volet, mais ont laissé entendre que nous n’étions pas tous des amis à l’époque au sens de la loi. »

« J’ai pourtant pris les informations auprès de l’AMF en 2011 et en 2015 pour m’assurer que tout était fait correctement », ajoute M. Lefebvre.

Ce dernier assure n’avoir jamais exercé le métier de courtier en valeurs immobilières de façon illégale.

Martin Lefebvre estime qu’aucun membre de Groupe immobilier 25 n’a été floué ou n’a perdu de l’argent au fil des années.

L’accusé et les investisseurs de GI25, qui étaient présents à l’audience, attendent des réponses de l’AMF et reviendront devant le tribunal le 26 novembre pour déterminer la suite des choses.