Un étudiant universitaire coupable de leurre

La place d’Emmanuel Jacques, un individu de 20 ans de Québec, ne semble pas être derrière les barreaux. Mais comme il a plaidé coupable à du leurre informatique auprès d’un adolescent de 13 ans, il a écopé d’une peine de huit mois de détention.

Me Nicole Ouellet (Couronne) et Me Marie-Ève St-Cyr (défense) ont soumis une suggestion commune à la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec.

Les faits reprochés à cet étudiant universitaire se sont déroulés entre avril et septembre 2016, alors qu’il venait d’avoir 18 ans. Jacques s’est lié d’amitié, via les réseaux sociaux, avec un adolescent de Saguenay. Les deux individus ont commencé par parler de hockey.

Plus les conversations avançaient, plus les sujets s’éloignaient du sport pour se rapprocher du sexe. 

L’accusé en est venu à demander à la victime de se masturber devant lui par le biais de la caméra de l’ordinateur. Les deux jeunes ont eu des conversations explicites sur le sexe et en sont arrivés à se masturber l’un et l’autre pendant les discussions.

La mère de la victime s’est aperçue de ce qui se passait et a immédiatement avisé les forces policières.

« Votre place n’est pas en prison. Vous n’aviez que 18 ans lorsque vous avez commis les gestes et vous n’étiez pas un adulte accompli. Je ne crois pas que vous ayez une problématique sexuelle. C’est plutôt au niveau social. Mais j’ai confiance que ça va se replacer », a lancé la juge. 

Celle-ci autorise l’accusé à utiliser Internet pour ses travaux universitaires.