Un étudiant de l'UQAC soupçonné de harcèlement

Un étudiant étranger de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) qui aurait harcelé deux fois dans la même journée une jeune femme subira un examen psychiatrique afin de déterminer son aptitude à comparaître.

Moussa Diam Samb, un individu de 24 ans originaire du continent africain, a comparu lundi matin au Palais de justice de Chicoutimi pour faire face à des accusations de harcèlement criminel sur une consœur de classe.

Les événements reprochés à l’étudiant universitaire se seraient produits vendredi dernier. Samb, qui pouvait compter sur l’appui de huit de ses confrères dans la salle du tribunal, aurait harcelé une première fois une jeune femme du campus universitaire.

Une plainte a été portée et l’étudiant étranger a été arrêté par les policiers du Service de police de Saguenay (SPS). Après un bref interrogatoire, l’individu a été remis en liberté. Il devait respecter certaines promesses policières, dont celle de ne plus importuner la victime et de ne pas la contacter ou de se rendre à son domicile.

Mais il n’aura fallu que quelques heures pour que Moussa Diam Samb ne repousse les conditions et se pointe à nouveau chez la jeune femme.

Les policiers de Saguenay ont été appelés de nouveau et ils ont procédé à nouveau à l’arrestation de l’individu.

Sauf que cette fois, il n’a pas été libéré. Les policiers l’ont plutôt gardé sous garde et l’ont fait comparaître lundi matin au Palais de justice.

Me Pascal Lévesque, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a soumis au tribunal que l’accusé devrait être dirigé vers l’hôpital de Chicoutimi au département de la santé mentale.

« J’ai pu discuter avec les collègues de l’accusé et ceux-ci sont visiblement inquiets de son état de santé. Ils ne comprennent pas ce qui se passe », a soumis Me Lévesque.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a voulu s’enquérir de l’état d’esprit de l’accusé avant de déterminer qu’il devait être envoyé en évaluation sur son attitude à comparaître.

« Est-ce que vous êtes représentés par un avocat ? », a demandé le magistrat. « Non », a répondu Samb, qui s’est présenté au tribunal avec un large sourire.

« Avez-vous l’intention d’en consulter un ? Si oui, lequel ? », a ajouté le juge. Moussa Diam Samb a alors donné le nom et le prénom de la plaignante au dossier.

Le juge a demandé à deux autres reprises le nom de l’avocat qu’il voulait consulter et chaque fois, l’accusé a répété le nom de la présumée victime.

Face à ces réponses quelque peu particulières, le juge a ordonné un examen de quelques jours à l’hôpital de Chicoutimi afin d’évaluer l’attitude à comparaître de l’individu.

Si jamais l’accusé devait être reconnu coupable, il s’exposerait à être déporté vers son pays d’origine dès la fin de sa sentence.