Bruno Bonneau est présentement en congé maladie.

Un enseignant accusé de voie de fait

Pour une deuxième fois, l’enseignant Bruno Bonneau fait face à des accusations de voie de fait sur un mineur. Le quinquagénaire qui travaille à l’Odyssée Lafontaine de Chicoutimi aurait agrippé un de ses élèves par la gorge, selon les informations de TVA. L’événement se serait produit en classe, le 9 novembre dernier, devant témoins.

Jointe hier, la porte-parole de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay refuse de confirmer si l’enseignant est bel et bien accusé, mais confirme que M. Bonneau est présentement en congé maladie. « Les autres informations sont d’ordre confidentiel. Tout ce que je peux dire, c’est que l’enseignant est présentement en congé maladie », répond Claudie Fortin.

L’homme de 58 ans ne travaillerait plus depuis plusieurs mois. Les accusations auraient été déposées seulement à la mi-janvier.

Malchance ou récidive ?
Bruno Bonneau a fait les manchettes en 2011, après avoir poussé un adolescent de son quartier. L’enseignant avait plaidé coupable, mais le juge lui avait accordé une absolution conditionnelle. Les circonstances étaient toutefois bien différentes de celles entourant l’événement de novembre dernier.

Après avoir été insulté par un jeune sur un cyclomoteur, Bonneau s’était rendu au domicile de l’adolescent pour dénoncer son impolitesse à sa famille. Une décision que l’enseignant a regrettée, car des adolescents du quartier l’ont ensuite pris pour cible, notamment en le suivant ou en lançant des œufs sur sa maison. Fatigué de ces gestes, qui ont fait l’objet de plaintes, Bonneau a confronté les jeunes regroupés au parc Diana. La discussion s’est cependant mal terminée. L’enseignant a poussé un jeune, ce qui lui a valu une accusation de voie de fait. Un autre jeune lui avait ensuite sauté dessus et frappé à plusieurs reprises. Bonneau avait répliqué avec ses poings, mais ce geste, considéré comme de la légitime défense, ne faisait pas fait partie de ses accusations.

Ce dernier a aussi eu une accusation de menace pour avoir dit « si j’en poigne un dans un coin, je lui arrache la tête ».

En 2005, Bonnneau a également obtenu une absolution conditionnelle pour un cas de rage au volant. L’enseignant de Chicoutimi avait donné deux coups de poing à un homme dans le stationnement du poste de police de Chicoutimi.

Bonneau devrait comparaître au palais de justice à la fin du mois de mars pour ces nouvelles accusations.