Un travailleur dans la quarantaine des Industries TLT de Sainte-Monique-de-Honfleur a été retrouvé mort sur le sol du bâtiment utilisé pour le séchage du bois.

Un employé de la scierie de Sainte-Monique retrouvé mort

Un travailleur dans la quarantaine des Industries TLT de Sainte-Monique-de-Honfleur a été retrouvé mort sur le sol du bâtiment utilisé pour le séchage du bois alors qu'il aurait été intoxiqué par une fuite de gaz au moment où il se trouvait seul à cet endroit.
Le porte-parole de la Sûreté du Québec dans la région, l'agent Jean Tremblay, a confirmé en fin d'avant-midi qu'il y avait un décès aux Industries TLT. Le coroner a été avisé de l'accident de travail. Les policiers ne pouvaient toutefois pas confirmer l'identité de l'individu. Il en est de même pour les circonstances de la tragédie alors que l'enquête sera menée par la Commission des normes, de l'équité et de la Santé et sécurité au travail du Québec (CNESST).
Selon les informations obtenues par Le Quotidien de sources confidentielles, l'accident de travail se serait produit tôt mercredi matin et le travailleur a été retrouvé par un collègue qui était à sa recherche sur le site industriel qui est relativement vaste puisqu'il y a la portion scierie ainsi que les séchoirs.
La CNESST s'est contentée de confirmer au Quotidien qu'elle avait été informée par l'employeur qu'un accident de travail avait eu lieu aux Indutries TLT. Lors d'un entretien avec Le Quotidien, la porte-parole de la CNESST, Swann Thibeault, a indiqué que les enquêteurs étaient en direction de Sainte-Monique.
En milieu d'avant-midi, la CNESST ne pouvait donner les détails de l'accident de travail. Une demande a toutefois été faite à l'entreprise de fermer le système de séchage situé dans le bâtiment où l'accident s'est produit.
Les Industries TLT ont installé, au cours des derniers mois, un système de séchage du bois. Il s'agit d'une soufflerie à l'air chaud alimentée par un système de brûleur au propane. Généralement, les brûleurs au propane sont conçus pour brûler le gaz en évitant de produire une grande quantité de gaz carbonique. Il est possible que les brûleurs aient mal fonctionné. Ce sont toutefois des hypothèses pour le moment et les analyses de sang de la victime devraient permettre d'en arriver à identifier avec certitude la cause du décès.
Le problème du monoxyde de carbone est qu'il ne dégage pas d'odeur. Il existe cependant des détecteurs de ce gaz mortel très dangereux.
Plus de détails demain dans Le Quotidien.