Les deux amis ont été épinglés alors qu’ils volaient chez Maxi et Cie de Jonquière.

Un duo de brigands pris la main dans le sac

Deux hommes aux nombreux antécédents judiciaires en matière de vols, Denis Deschenes et Réjean Cagelais, ont une fois de plus été épinglés la main dans le sac. Les deux Jonquiérois ont plaidé coupables à des accusations de vol à l’étalage, mardi, au Palais de justice de Chicoutimi. Ils ont écopé de 100 heures de travaux communautaires et la juge de la Cour du Québec Sonia Rouleau a dit espérer que les deux hommes soient « en fin de carrière ».

Le 31 mars 2019, Denis Deschenes et Réjean Cagelais, deux amis de 56 et 57 ans, se présentent au Maxi et Cie de Jonquière. Le duo de brigands use d’un stratagème qui sera démasqué par le surveillant du département de prévention des pertes.

Les deux acolytes déambulent dans les rangées du supermarché, munis d’un panier et d’un sac réutilisable. Mais il s’avère qu’un deuxième sac a été installé dans le premier, si bien qu’un double fond accueille des articles qui ne seront pas payés. Lames de rasoir, chocolat et chargeurs sont dérobés, tandis que d’autres articles sont payés à la caisse en libre-service.

Les deux hommes prennent donc soin de payer quelques articles afin d’avoir en main une facture, mais l’agent de surveillance découvre le stratagème grâce aux images des caméras installées dans le magasin.

Ils sont arrêtés, puis accusés de vol.

Les clients de Me Charles Cantin ont plaidé coupables, mardi matin. Bien qu’il ne s’agisse pas des infractions les plus graves du Code criminel, le passé des deux individus ne joue pas en leur faveur.

En effet, Denis Deschenes a 28 antécédents judiciaires en matière de vols et de fraudes, dont un vol qualifié.

De son côté, Réjean Cagelais a huit antécédents de vol et six d’introduction par effraction. Il a aussi des antécédents de voies de fait et de menaces.

« On pensait qu’ils avaient pris leur retraite, mais ils ont refait surface », a affirmé le procureur de la poursuite, Me Sébastien Lebel.

« Je crois bien qu’ils sont en fin de carrière », a rétorqué Me Cantin.

« Espérons qu’ils accrocheront leurs sacs », a ajouté Me Lebel.

Les deux parties en sont venues à soumettre une suggestion commune à la juge Sonia Rouleau.

MM. Cagelais et Deschenes écopent donc d’une peine de 100 heures de travaux communautaires, qu’ils devront réaliser d’ici 15 mois.