Me Charles Cantin croit que la thérapie de trois mois offerte à Jonathan Carter est une forme d’aide comme le réclame l’accusé.

Un détenu réclame de l’aide

Stressé, quelque peu agité, Jonathan Carter a profité de son passage au palais de justice pour livrer un message de détresse, en réclamant de l’aide pour les personnes démunies.

L’individu de Jonquière a été arrêté le 28 juin après avoir proféré des menaces de mort à l’endroit de sa mère. Il est réapparu en justice, vendredi matin, pour la tenue de son enquête de remise en liberté.

Dès son arrivée dans le box des accusés de la salle 2,10, Carter était troublé. Il ne voulait pas être amené par les gardiens de prison et semblait perturbé.

Lorsque le juge Michel Boudreault s’est adressé à lui, Carter, un homme de 38 ans, a demandé s’il pouvait s’exprimer. Le magistrat lui a dit de passer par son avocat, Me Charles Cantin.

« Je n’ai pas besoin d’un avocat. Je suis en mesure de m’exprimer par moi-même », a ajouté Carter.

À ce moment, le criminaliste a demandé la permission de se retirer du dossier étant donné que l’accusé n’avait pas besoin de ses services.

Carter a rapidement rectifié le tir et a confirmé avoir besoin des services de son procureur. Mais il tenait tout de même à s’adresser au tribunal.

« Ça fait 23 mois que je demande de l’aide et je n’en ai pas. On préfère m’arrêter. Les policiers m’ont ‘‘teasé’’ (tir de pistolet électrique en février). Je peux vous dire que toute cette affaire a coûté beaucoup plus cher que si on m’avait fourni une aide à la maison », a indiqué Jonathan Carter.

Me Cantin a laissé voir à son client qu’il pourrait recevoir l’aide qu’il demande en étant envoyé en thérapie pour une période de trois mois.

« Ce n’est pas d’une thérapie dont j’ai besoin, mais de l’aide à la maison. En fait, l’aide je ne la demande pas pour moi, parce que l’on semble avoir fait une croix sur moi. Mais je le fais pour tous les autres qui auraient besoin de cette aide. »

« Je n’ai pas le pouvoir de changer les choses, mais vous monsieur le juge, vous pouvez le faire », a rétorqué Carter.

Le dossier a été remis au mardi 10 juillet pour son enquête caution. Carter va probablement accepter la thérapie de trois mois qui lui sera proposée.

« On se revoit dans trois mois », a-t-il lancé à deux jeunes femmes présentes dans la salle.

Celles-ci ont esquissé un grand sourire, ce qui a suscité un commentaire du magistrat, qui leur a suggéré de trouver une autre façon d’aider leur ami.

Carter est accusé de harcèlement, de menaces, de conduite dangereuse, de voies de fait sur les policiers, de menaces envers les agents et de bris de probation.

Jonathan Carter avait retenu l’attention en février dernier lorsqu’il s’était barricadé dans une résidence de la rue Montcalm, à Jonquière.