Anthony Lapierre-Goulet, détenu depuis le mois d’août dernier, s’est caché lors de son arrivée au Palais de justice de Chicoutimi, vendredi matin.

Un délinquant sexuel avoue avoir récidivé

Anthony Lapierre-Goulet, déclaré délinquant sexuel à contrôler, a admis avoir récidivé en sortant du pénitencier. Il a plaidé coupable à des accusations de leurres informatiques d’une jeune fille de 14 ans et de possession de pornographie juvénile, vendredi, au Palais de justice de Chicoutimi. Âgé de 31 ans, l’Almatois risque maintenant d’être déclaré délinquant sexuel dangereux et ainsi d’écoper d’une peine de détention indéterminée.

En 2014, Lapierre-Goulet avait été condamné à quatre ans de pénitencier, après avoir été reconnu coupable de nombreuses infractions à caractère sexuel commises auprès de trois jeunes filles de 12 et 13 ans. L’individu avait admis entretenir des relations avec ces jeunes adolescentes, ce qui n’est pas permis au sens de la Loi.

Selon les rapports d’experts publiés en cour à l’époque, on apprenait que l’individu avait une attirance sexuelle pour les jeunes filles d’une douzaine d’années.

Il était, depuis sa sortie du pénitencier, frappé d’une ordonnance de délinquant à contrôler. Cette ordonnance prenait fin en 2023.

Mais au mois d’août dernier, l’individu a été arrêté à nouveau. On lui reprochait notamment d’être entré en contact avec des jeunes filles mineures via Internet, dont une de 14 ans, à qui il a envoyé une photo de son pénis. La jeune fille lui avait également fait parvenir des photos d’elle en petite tenue.

Me Olivier Théorêt représente les intérêts de l’homme de 31 ans.

En plus de l’accusation de leurres informatiques concernant cette jeune fille, Anthony Lapierre-Goulet brisait ses conditions de libérations, mais aussi l’ordonnance du Registre national des délinquants sexuels.

Au cours de l’enquête policière, les agents ont découvert des photographies d’un bébé nu sur son cellulaire, de même que des photos de poitrines de jeunes filles. Ces photos n’avaient pas été prises par l’accusé, mais il a admis avoir fait des recherches très ciblées sur le Web pour accéder à de la pornographie juvénile.

La défense, assurée par Me Olivier Théorêt, a toutefois annoncé qu’un débat aurait lieu entre lui et la Couronne, puisqu’il juge que la photo du bébé nu n’est pas de la pornographie juvénile. Lapierre-Goulet a néanmoins plaidé coupable à l’accusation de possession de pornographie juvénile, puisqu’il admet les photos de poitrines de jeunes filles et les recherches ciblées.

Délinquant sexuel dangereux

Il y aura également un autre débat en cour, puisque la Couronne, représentée par Me Nicole Ouellet, compte demander à ce que l’individu soit déclaré délinquant sexuel dangereux, ce à quoi la défense s’opposera.

Une déclaration de délinquant dangereux est lourde de conséquences, puisqu’une peine de détention indéterminée peut s’y rattacher. Une peine déterminée peut également être prononcée.

Me Nicole Ouellet, de la Couronne, compte demander une ordonnance de délinquant sexuel dangereux pour Anthony Lapierre-Goulet.

Anthony Lapierre-Goulet est détenu depuis son arrestation, le 15 août dernier. Il avait renoncé à son enquête sur remise en liberté.

Son dossier sera de retour le 3 avril. La juge de la Cour du Québec Sonia Rouleau qui est saisi de la peine.