L’individu, aujourd’hui âgé de 31 ans, a été accusé de leurre informatique et de possession de pornographie juvénile.
L’individu, aujourd’hui âgé de 31 ans, a été accusé de leurre informatique et de possession de pornographie juvénile.

Un délinquant sexuel arrêté de nouveau

Frappé d’une ordonnance de délinquant sexuel à contrôler après avoir purgé une peine de quatre ans de pénitencier pour agressions sexuelles sur de jeunes adolescentes, Anthony Lapierre-Goulet a été arrêté et accusé de leurre informatique, il y a six mois. Il recomparaissait jeudi, au Palais de justice de Chicoutimi, puisque de nouvelles accusations de possession de pornographie juvénile se sont ajoutées. L’individu de 31 ans reste détenu en attente de la suite des procédures, puisqu’il avait renoncé à son enquête sur remise en liberté, lors de son arrestation, en août dernier.

En 2014, Lapierre-Goulet, un Almatois d’origine qui vivait maintenant à Jonquière, avait été condamné à quatre ans de détention, après avoir été reconnu coupable de nombreuses infractions à caractère sexuel commises auprès de trois jeunes filles de 12 et 13 ans. L’individu avait admis entretenir des relations avec ces jeunes filles, ce qui n’est pas permis au sens de la Loi.

L’homme avait poussé l’audace jusqu’à entretenir une relation avec une jeune fille de 12 ans, alors qu’il était incarcéré lors d’une première condamnation, en 2011 et à le faire également alors qu’il subissait une thérapie pour ses déviances sexuelles. Selon les rapports d’experts publiés en cour à l’époque, on apprenait que l’individu avait une attirance sexuelle pour les jeunes filles d’une douzaine d’années.

Délinquant à surveiller durant sept ans

Lors de sa dernière condamnation, soit celle de quatre ans de pénitencier, prononcée en mai 2014, le tribunal avait ordonné une surveillance en tant que délinquant sexuel à contrôler pour une période de sept ans, à la suite de sa sortie du pénitencier La Macaza, dans les Laurentides.

Me Olivier Théorêt assurera la défense de l’accusé.

Il était donc surveillé par la Commission des libérations conditionnelles depuis.

Mais le jeune homme aurait été loin de respecter ses conditions. Le 15 août dernier, il a été arrêté et accusé de leurre informatique pour des actes qui auraient été commis auprès de jeunes filles de la région, mais aussi d’ailleurs au Québec. Il aurait tenté de berner des adolescentes via Internet, en mentant sur son âge et son identité, afin d’obtenir des faveurs sexuelles.

Jeudi, il a été accusé de deux nouveaux chefs d’accusation, soit d’avoir eu en sa possession, entre le 1er avril et le 15 août 2019, du matériel de pornographie juvénile.

Jeudi matin, la procureure de la Couronne, Me Nicole Ouellet, a remis la preuve que détient le ministère public, incluant des CD, à l’avocat de l’accusé, Me Olivier Théorêt. L’avocat de la défense, qui représentait l’individu pour une première fois, prendra le temps d’examiner la preuve avant de se positionner quant aux choix de plaidoyers de son client.

Me Nicole Ouellet, procureure de la Couronne, a porté de nouvelles accusations de possession de pornographie juvénile, jeudi, contre Anthony Lapierre-Goulet.

Anthony Lapierre-Goulet reste sous les verrous pour le moment. Il reviendra en cour le 25 février prochain.