Le contrat de ce coroner Sylvain Truchon n’a pas été renouvelé.

Un coroner de moins dans la région

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte un coroner de moins. En poste depuis près de sept ans, Me Sylvain Truchon n’occupe plus ce prestigieux titre. Le contrat de ce coroner d’expérience n’a pas été renouvelé.

La région dispose désormais de trois coroners de proximité plutôt que quatre. Depuis quelques mois, des experts de l’extérieur viennent d’ailleurs prêter main-forte en traitant les dossiers à distance.

La responsable des communications au Bureau du coroner du Québec confirme la perte d’un expert pour la région, mais n’a pu donner de détails sur cette décision qui revient au ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. 

En effet, étant un « emploi supérieur », le coroner est nommé par décret par le conseil des ministres. Mais c’est le ministre qui doit d’abord prendre la décision de donner ou non un nouveau contrat. 

Est-ce que Me Truchon sera remplacé ? Est-ce que le travail à distance deviendra une solution permanente ? Le Bureau du coroner n’a pas pu répondre à ces questions. Mais aucun appel de candidatures n’a encore été lancé. 

Région bien desservie

Même si le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte un coroner en moins, le Bureau du coroner assure que la région est bien desservie. Ces experts, rappelons-le, sont des juristes ou des médecins qui offrent leurs services à temps partiel. Les quatre coroners de la région se divisaient le territoire régional.

« On préfère avoir des coroners de proximité. Mais ça ne veut pas dire que le travail est moins bien fait s’il est réalisé à distance. Me Truchon ne faisait plus de garde depuis quelques mois pour terminer ses dossiers. Donc, l’aide de l’extérieur est là depuis cet automne et tout fonctionne très bien », a rassuré Chloé Bernier-Caron, du service des communications. 

Il est difficile d’établir le salaire d’un coroner. L’expert reçoit une rémunération pour chaque dossier traité. Un dossier pourrait rapporter quelques centaines de dollars pour une journée de travail. Le Bureau du coroner n’a pu donner un montant exact, car il s’agit d’un calcul basé à partir de plusieurs données. 

Le coroner agit dans près de 8 % des décès qui surviennent chaque année au Québec, dont les accidents, suicides et homicides. Il intervient également lorsqu’une personne meurt dans un centre de réadaptation, dans une prison, dans un poste de police, dans une garderie, dans une famille d’accueil et dans un établissement de santé. Il a comme mandat de déterminer les circonstances de l’événement. Le coroner peut également faire des recommandations pour éviter des décès semblables. Mais il ne peut en aucun cas se prononcer sur la responsabilité civile ou criminelle d’une personne, peut-on lire sur le site Internet du Bureau du coroner.