C'est dans ce dépanneur situé à l'intersection des rues Vimy et Delisle qu'Éric Bergeron aurait proféré des menaces de mort.

Un concierge menace de tuer des enfants

Le concierge de l'école Dominique-Racine à Chicoutimi, Éric Bergeron, subira un examen pour évaluer sa responsabilité criminelle relativement à des menaces de mort faites aux étudiants et au personnel.
L'homme de 47 ans, demeurant sur la rue Vimy à Chicoutimi-Nord, est revenu en cour, mardi matin, pour connaître les intentions du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour la suite des choses.
Me Nicole Ouellet (DPCP) et Me Louis Belliard (défense) ont convenu de confier l'individu au personnel du département de la psychiatrie de l'hôpital de Chicoutimi afin d'évaluer son aptitude à comparaître et sa responsabilité criminelle.
Mercredi dernier, Bergeron se serait présenté au dépanneur situé à l'intersection des rues Vimy et Delisle, tout près de chez lui. Il semblait désorganisé et a tenu des propos menaçants envers des jeunes et le personnel de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, de même qu'envers son paternel. 
Il aurait dit qu'il était prêt à faire un carnage avec les armes qu'il possédait. 
« Les propos ont été considérés comme inquiétants pour les policiers. Ceux-ci ont pu se rendre à son domicile et ont remarqué (plain view) que des armes à feu se trouvaient sur une table de la résidence. Du cannabis a aussi été trouvé », a précisé Bruno Cormier, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay.
Les agents ont saisi des fusils de calibre .410 et .12, de même qu'une carabine Winchester 30-06 et près d'une trentaine de munitions. Le tout était mal entreposé.
Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion des deux procureurs.
« L'examen permettra de voir s'il était atteint d'une maladie mentale au moment des faits, ce qui aurait pu le rendre inapte à s'apercevoir si ce qu'il a fait était mauvais. J'aimerais avoir une opinion plus étoffée des gens de la psychiatrie et avoir le portrait le plus juste de l'individu. »
« Il voulait alerter des gens autour de lui qu'il ne va pas bien. Il a choisi le mauvais moyen pour en arriver à être pris en charge », indique Me Belliard.
Du côté du ministère public, Me Ouellet précise que l'homme ne peut recouvrer immédiatement sa liberté.
« Il a proféré des menaces et les a répétées aux policiers. Nous essayons aussi de comprendre comment il se fait qu'une personne sans antécédent judiciaire se retrouve avec cette problématique. C'est inquiétant pour sa santé mentale, mais ce qui nous préoccupe, c'est la sécurité du public. C'est la raison pour laquelle nous nous opposons à sa remise en liberté », indique la procureure de la Couronne.
Du côté de la CS des Rives-du-Saguenay, la porte-parole Hélène Aubin confirme qu'Éric Bergeron agit comme concierge la nuit à Dominique-Racine, mais qu'il est en congé maladie depuis plusieurs semaines déjà.
« Il s'agit d'une situation très préoccupante, car les accusations sont lourdes. Nous allons envoyer une communication aux parents de nos étudiants pour leur fait part de la situation et les rassurer », explique-t-elle.
« Quant à son avenir, on va attendre la fin des procédures judiciaires », de dire Mme Aubin, précisant que les employés de la CS ne doivent pas avoir de casier judiciaire.