Un Chicoutimien arrêté pour pornographie juvénile

Le Chicoutimien Roger Desmeules n’a plus le droit d’être en présence de mineurs ou à proximité d’un parc pour enfants, lui qui vient d’être accusé de possession de matériel de pornographie juvénile.

L’homme de 53 ans a comparu au Palais de justice de Chicoutimi, mercredi, après avoir été arrêté. Il était accompagné d’enquêteurs de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) et de la Sûreté du Québec.

L’individu de la rue Roussel à Chicoutimi a été remis en liberté mercredi midi après avoir accepté de nombreuses conditions de remise en liberté. 

Les membres de l’Équipe d’enquêtes sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet (ESEI) et des policiers de la Sécurité publique de Saguenay ont mené une perquisition à son domicile et ont saisi du matériel informatique. 

Desmeules fait face à six chefs d’accusation d’accession, de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Me Michaël Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a précisé que l’accusé ne peut se trouver en présence de mineurs (à moins qu’une personne adulte ne soit présente), ne peut utiliser Internet ou se trouver à un endroit où il y a Internet, ne peut se trouver à proximité d’un parc où il est susceptible que l’on retrouve des mineurs ou d’une garderie. Il ne peut non plus avoir d’ordinateur.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, s’est assuré que l’accusé avait bien compris les conditions avant de confirmer qu’il recouvrait sa liberté.

Il n’est pas possible de savoir pour le moment la quantité de photographies et de vidéos trouvés dans l’ordinateur de Desmeules, dont les intérêts sont défendus par Me Charles Cantin.

« Les policiers ont réalisé une perquisition au domicile du suspect en collaboration avec la Sécurité publique de Saguenay. Du matériel informatique a été saisi pour analyse », explique Jean Tremblay, porte-parole de la SQ. 

L’ESEI, qui regroupe des enquêteurs de la SQ et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), a procédé à près de 400 arrestations depuis sa mise en place en 2012. 

Roger Desmeules, à l’avant-plan, est arrivé accompagné de policiers de la SPS et de la SQ en lien avec la possession et la distribution de pornographie juvénile.