Un cas isolé au ministère de la Justice

Le vol d’une somme d’environ 150 $ pris dans le porte-monnaie d’une juge de la Cour supérieure du Québec serait un geste isolé de la part d’un officier de justice. Aucun autre cas n’aurait été répertorié à travers la province et aucune mesure particulière de sécurité n’est envisagée.

Le responsable du service aux médias du ministère de la Justice, Pierre-Jean Charest, mentionne qu’il ne commentera pas le dossier de l’huissière-audiencière (et non greffière tel que rapporté), Sabrina Desbiens, étant donné que l’affaire se trouve devant la justice.

« L’employée visée est relevée provisoirement de ses fonctions depuis son arrestation. Puisqu’il s’agit d’un dossier judiciarisé, aucun commentaire supplémentaire ne sera émis », mentionne M. Charest, en lien avec la nouvelle publiée par Le Quotidien mercredi matin.

M. Charest parle d’un cas isolé. « Nous n’avons pas relevé de cas similaire. »

Sabrina Desbiens a été prise par des caméras de surveillance, installées dans les bureaux des juges.

Les autorités avaient des soupçons en lien avec des vols dans les bureaux des juges de la Cour supérieure du Québec, mais n’arrivaient pas à identifier un coupable. En analysant les images des caméras, les responsables ont ainsi été en mesure d’identifier l’huissière.

M. Charest précise que chaque employé œuvrant dans les greffes ou auprès de la magistrature est soumis à un processus d’habilitation sécuritaire (casier judiciaire) au moment de l’embauche.

Non coupable
Pour revenir à l’aspect judiciaire, l’huissière, qui comptait une dizaine d’années d’expérience, a été accusée d’un vol de moins de 5000 $.

L’accusée aurait profité de l’absence de la juge, alors que celle-ci siégeait dans une salle d’audience, pour fouiller son porte-monnaie et y dérober la somme d’argent.

« Ma cliente a plaidé non coupable à l’accusation déposée contre elle. Mais il est fort probable que le dossier se règle assez rapidement. Ce n’est tout de même pas une affaire bien compliquée », note Me Charles Cantin.

« Le côté extraordinaire dans cette affaire, c’est que nous avons une juge et une huissière impliquées », poursuit le criminaliste.

Le travail de l’huissière vise à l’accompagnement du juge dans la salle d’audience, à s’assurer du décorum de la part du public et de remettre les dossiers des accusés au bureau du greffe, notamment.